Emerson, bonjour. Après huit journées, le LOSC pointe en troisième position de la Ligue 1. Comment juges-tu ce début de saison ?

Notre entame de championnat a souvent été marquée par des matchs nuls. Puis, au fil des rencontres, nous sommes parvenus à aligner les victoires, tout en restant invaincus. Dans le jeu, on a pu constater que nous étions sur le bon chemin depuis quelques semaines. Aujourd’hui, on doit à tout prix continuer sur le même rythme.

À titre personnel, quel regard portes-tu sur tes performances ?

Après une période difficile la saison dernière, je me sens beaucoup mieux. La trêve et le fait de rentrer au Brésil m’ont permis de me ressourcer et de revenir encore plus fort. Je suis aujourd’hui en pleine forme, bien dans ma tête et dans mes jambes. Le coach me fait confiance et j’essaye de lui rendre sur le terrain en étant costaud et concentré quand on fait appel à moi.

Le Emerson 2010-2011 semble plus offensif que celui des saisons précédentes. Tu confirmes ?

Il est vrai qu’à l’entraînement je tente plus souvent ma chance de loin. En compétition, cela se matérialise par une plus grande volonté d’attaquer, de créer des dédoublements avec les milieux.

Ce week-end, c’est OL-LOSC, un match forcément à part pour toi…

Entre les anciens lillois et les Brésiliens, je connais pas mal de joueurs à Lyon. J’ai beaucoup de respect pour l’OL. Malgré son rang actuel en Ligue 1 (17è), cette équipe est très performante. Si nous voulons conforter notre troisième place, il sera important de se rendre à Gerland avec la volonté de l’emporter. Quoi qu’il en soit, ce sera un match très ouvert.

« Lorsqu’on affronte des attaquants très rapides, il faut être proche les uns des autres, resserrer les lignes et ne laisser aucun espace »

Quelles sont les forces de cette formation rhodanienne ?

Avant tout, Lyon dispose de bons joueurs à vocation offensive. Que ce soit Lisandro Lopez, Jimmy Briand, Bafétimbi Gomis ou Michel Bastos, le danger peut venir de partout. Il faudra se méfier, rester solide défensivement et tenter de s’engouffrer dans la moindre brèche pour marquer. Essayons de conserver l’état d’esprit qui était le notre contre Montpellier (3-1).

Pour un défenseur, comment appréhende-t-on un tel potentiel offensif ?

Avec beaucoup de rigueur. Lorsqu’on affronte des attaquants très rapides et habiles, comme le sont ceux de Lyon, il faut être proche les uns des autres, resserrer les lignes et ne laisser aucun espace entre défenseurs et milieux. L’autre difficulté réside dans le fait qu’on ne sait jamais comment l’adversaire va recevoir le ballon. Arrivera-t-il dans ses pieds ? Dans la course ? Avant même que le passeur se mette en action, il faut imaginer le geste parfait pour le contrer. À l’OL, le milieu de terrain est très actif et sait créer le décalage de plusieurs manières, que ce soit via des longs ballons par-dessus la défense ou en jeu court.

Un petit mot sur Michel Bastos ?

Nous avons joué trois ans ensemble, alors forcément, je le connais plutôt bien. La saison dernière à Gerland (1-1, 32è journée), lorsque nous nous sommes retrouvés face à face sur mon côté, il m’a dit : "Emerson, ne commences pas à la jouer physique". Ce à quoi je lui ai répondu : "alors ne commences pas à vouloir m’éliminer avec ton pied gauche, sinon je ne vais pas être gentil". Il sait très bien comment je suis sur le terrain. Si on se retrouve de nouveau l’un contre l’autre, il sera intéressant d’observer notre duel.

Merci Emerson. OL-LOSC, c’est ce dimanche (21 heures) au Stade Gerland.