Dimanche 11 février. Neuf heures du matin. À quelques encablures du Stade Pierre Mauroy, un duo s’est donné rendez-vous comme à chaque match des Dogues à l’extérieur.  Cette fois-ci, direction Nantes et le stade de la Beaujoire. Pour l’occasion, deux amis les ont rejoints : Morgan qui fête sa première année en Dogues Virage Est et Julien qui « préfère voir Lille remporter la Ligue des Champions plutôt que d’être champion du monde avec la France ».

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Morgan, Louis, Ludwig, Julien en route pour Nantes

« Avec Ludwig, on ne se connaissait pas vraiment » avoue Louis. À force de se rencontrer dans la préparation des tifos et dans les bus de supporters, ils apprennent à se connaître. C’est à Guingamp, lors du troisième déplacement, que Ludwig propose à Louis de réaliser le Grand Chelem en assistant à tous les matchs du LOSC à l’extérieur cette saison. Ce dernier n’hésite pas. Ils deviendront amis éternels. « Les déplacements, c’est un excellent prétexte pour se retrouver » plaisante Ludwig, originaire de Béthune. Ce dimanche, il fait beau sur les routes de France. En plus, ils sont habitués à passer des heures dans une voiture pour parcourir l’Hexagone. Pour Louis, le premier déplacement c’était à Rennes un soir d’automne 2014. « Le pire, c’est Lorient. T’as l’impression que tu recules, tellement la route est longue », reconnaît l’étudiant en première année de STAPS.

Il est treize heures. Après avoir englouti un hamburger sur une aire d’autoroute, les quatre compères reprennent la route. L’occasion de faire un point sur les plus beaux stades de France. « Le Groupama Stadium de Lyon » concèdent nos deux Dogues. « Mais ça ne vaut pas notre Stade Pierre Mauroy » ajoute Louis et « on n’a pas encore visité le Vélodrome » précise Ludwig.

180228-2.jpgIl reste une centaine de kilomètres avant d’arriver au stade. Suffisant pour évoquer leur plus beau souvenir. Pour Ludwig, c’est le déplacement à Nice l’an passé. « On est partis à 22 heures le vendredi et revenus le dimanche matin. Dans la voiture, il faisait une chaleur atroce. Ça soude un groupe ». Louis, quant à lui, n’hésite pas. Son plus beau moment, c’était à Saint-Etienne il y a deux ans. « On leur prend la qualification européenne en s’imposant sur un penalty d’Eder ». Cette année, ils finiront leur périple à Geoffroy Guichard en espérant également un épilogue heureux.

Il est 16h30 et le groupe prend place en parcage. Ils accrochent la banderole des DVE. Nantes ouvre rapidement le score. Il en faut plus pour les abattre. Pour son premier match, Mothiba égalise d’une superbe tête mais Sala s’offre un doublé. Louis et Ludwig continuent de chanter. Mieux, ils haranguent la cinquantaine d’autres supporters à donner de la voix pour pousser l’équipe à aller chercher le match nul. Nicolas Pépé vient exaucer leur vœu. Score final : 2-2.

Sur le trajet du retour, les visages sont apaisés. On refait le match mais, très vite, le sommeil prend place. À deux heures du matin,  ils arrivent à Lille. Il faut encore regagner son domicile : Armentières pour Louis, Béthune pour Ludwig. Ce dernier s’esclaffe en pensant que « à mon retour, mon père sera réveillé pour aller au boulot ». Malgré la fatigue, ils pensent déjà à la prochaine étape chez leurs amis niçois. « On va parader avec nos maillots lillois sur la Promenade des Anglais » préviennent-ils.

Encore six matchs pour remplir leur mission. Et dans 40 ans, ils pourront raconter fièrement à leurs petits-enfants qu’en 2017-2018, ils avaient réalisé le Grand Chelem.
 
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Au coup de sifflet final, Ludwig et Louis repartent vers Lille. Prochain déplacement ce vendredi à Nice.