4 juin 1985, malgré son succès à domicile devant l’AS Monaco (1-0), le LOSC de Mottet, Périlleux et autre Primorac quitte l’épreuve de la Vieille Dame en demi-finales, sanctionné par sa défaite à l’aller (0-2). 25 ans plus tard, les Dogues ont l’occasion de faire écho à l’histoire en se hissant à nouveau dans le dernier carré d’une compétition nationale. Pour ça, il faut venir à bout de Montpellier dans cette coupe de la Ligue siglée 2010-2011. Pas une mince affaire. La dernière fois que Nordistes et Héraultais ont croisé le fer dans ce contexte, en 2008-2009 (2-2), la loterie des tirs aux buts avait offert la qualif’ aux Pailladins. Aujourd’hui, Rudi Garcia doit composer avec les absences de Cabaye et Emerson (suspendus), ainsi que celle de Balmont (ischio-jambiers). Devant, c’est le trio Obraniak-Sow-Frau positionné en 4-2-3-1 avec De Melo en pointe, qui est en charge de l’animation offensive. Tout est dit, place au ballon !

Kabze à la conclusion d’un caviar de Dernis

Dans l’ambiance très feutrée de la Mosson, les deux équipes font durer le round d’observation. Outre un tir croisé de Frau détourné en corner par Pionnier (4è), ni Dernis (15è), ni Sow (16è), ni même Frau (20è) ne parviennent à accrocher le cadre. L’ouverture du score est pourtant proche sur ce cafouillage dans la surface de réparation héraultaise. Suite à un corner, Sow, Rami puis Chedjou tentent tour à tour leur chance mais l’issue est la même : le ballon est contré (25è). D’un but à l’autre, Dernis bonifie une contre-attaque rondement menée. Son centre aux six mètres trouve la tête de Kabze, lequel ajuste Landreau et débloque le tableau d'affichage (1-0, 28è). La réplique losciste ne se fait pas attendre. Sur un coup-franc lointain d’Obraniak prolongé au second poteau, Rozehnal décoche un missile de l’extérieur, qui frise la barre montpelliéraine (30è). La capacité d’explosion des hommes de René Girard conjuguée à un froid réalisme permet toutefois au MHSC de virer en tête à la pause.

Kabze force la réussite et fait le break

Pour ce deuxième acte, Rudi Garcia décide de faire évoluer son système tactique : Hazard remplace De Melo (46è), tandis que Rozehnal et Chedjou échangent leur rôle sur le terrain. Le premier passe au milieu, tandis que le second retrouve l’axe de la défense. Si la réussite n’est pas au rendez-vous du Tchèque dont le tir à 20 mètres est contré (50è), elle l’est pour Kabze. L’attaquant montpelliérain concrétise un numéro en solitaire dans la surface de réparation lilloise en faisant trembler les filets (2-0, 53è). Gervinho est à son tour lancé dans la bataille. L'Ivoirien succède à Frau (57è).

Le but "Playstation" du duo Hazard-Gervinho entretient l’espoir

Cueillis à froid dès le retour du vestiaire, les Nordistes accusent le coup mais n’abdiquent pas. Au sortir d’une percée dont lui seul à le secret, Hazard sollicite le une-deux avec Gervinho, lequel lui remet à mi-hauteur, d’une aile de pigeon. Déboulant à toutes enjambées, l’international belge conclut d’une reprise limpide (2-1, 69è). Quel but ! Tout reste possible dans cette rencontre, la preuve avec ce puissant tir de Sow aux six mètres, contré au dernier moment par un défenseur montpelliérain (73è). Dumont est l’ultime entrant lillois. Il prend la place de Rozehnal pour les dix dernières minutes (80è). Inutile de préciser que la domination est à l'avantage des hommes de Rudi Garcia, en cette fin de partie. Sow parvient même à égaliser, mais il est signalé hors-jeu par M.Thual (84è). En face, les Pailladins restent à l’affut du moindre contre. Si Kabze ne trouve pas le cadre (88è), Aït Fana tombe quant à lui sur un solide Landreau déviant le cuir du bout du pied (89è). Malgré un intense pressing dans les toutes dernières minutes, le LOSC ne parvient pas à revenir à la marque. On en reste malheureusement là pour cette coupe de la Ligue cuvée 2010-2011.