Rudi Garcia (Entraîneur du LOSC)

Ultime combat. « L’avantage du scénario, c’est qu’on n’a pas de question à se poser. On jouera comme on en a l’habitude, avec un jeu porté vers l’attaque et l’ambition de marquer un but de plus que l’adversaire. L’idée qui prime n’est pas d’entrer dans l’histoire, mais plutôt de saisir l’opportunité de nous qualifier. Ça peut être un moment important pour nous tous, car on a un groupe et un staff compétiteurs. Nous devions remporter une demi-finale à Moscou, on l’a fait. Demain, place à une finale qui ne se joue pas, mais qui se gagne. On va l’aborder avec beaucoup de plaisir. »

L’homme à marquer. « Burak Yilmaz ? Je ne pense pas qu’il changera la manière de jouer des Turcs. Pour autant, c’est un garçon qui met beaucoup de buts et qui a toutes les qualités de l’attaquant. Il faudra donc le surveiller de près, ni plus ni moins. »

Chaud bouillant le stade des Dogues ? « On découvrira l’ambiance du Stadium pendant l’échauffement et au coup d’envoi. Contre Moscou, on a eu un vrai public qui nous a poussés, parce qu’on a produit un bon football et qu’on a inscrit des buts. On peut par contre regretter qu’il y ait eu un manque de soutien face à l’Inter Milan. Mais demain, je suis sûr que les supporters habituels joueront un rôle très important. Il faut qu’ils emmènent le stade et les Lillois derrière eux. À nous aussi de faire en sorte que les spectateurs puissent prendre du plaisir. La présence de Turcs amènera une ambiance supplémentaire. »

Gestion de la pression. « Le groupe est plus expérimenté maintenant. Il a acquis de la confiance au fur et à mesure des rencontres. Mes joueurs l’ont montré, ils savent gagner des match décisifs. Mais n’occultons pas ce qui nous caractérise avant tout, c’est-à-dire ne pas penser à l’enjeu et se concentrer sur le jeu. Montrer de l’enthousiasme et du plaisir sur le terrain, voilà notre marque de fabrique. »

Mickaël Landreau (Gardien du LOSC)

Le haut niveau. « Si Rudi Garcia a eu un discours particulier ? Oui et non. Non car les ingrédients suffisent à nous motiver et qu’on va s’appuyer sur ce qu’on sait faire de mieux, avec les repères qui sont les nôtres. Et oui car le coach est un compétiteur ambitieux qui a envie de se qualifier pour les huitièmes. Soyons clairs, depuis notre victoire à Moscou, Trabzonspor occupe les esprits. C’est d’autant plus remarquable d’avoir préparé ce match là avec succès en championnat, une compétition où nous faisons carton plein ces derniers temps. »

Retenir les leçons de Trabzon. « C’est un match qui entre dans nos objectifs de cette saison. Atteindre les huitièmes de finale pouvait d’abord sembler ambitieux, on se rend compte en fait que ça devient réalisable. On est focalisé sur cette dernière rencontre qui ne sera pas simple. À l’aller, nous n’avions pas réussi à gagner, donc les Turcs ne sont pas à cette place au classement par hasard. Mais on a une grande motivation pour essayer de passer. Le doublé réalisé la saison dernière est essentiel car ça montre que le club sait gagner. Se trouver dans les seize meilleures équipes d’Europe n’est arrivé qu’une fois dans l’histoire du LOSC et on compte bien y parvenir une deuxième fois. »

Senol Günes (Entraîneur de Trabzonspor AS)

Poursuivre l’aventure. « Avant notre entrée dans la compétition, les commentaires étaient pessimistes envers Trabzonspor. Finalement, on possède six points dans ce groupe, ce qui nous donne un petit avantage. On va maintenant essayer de finir le travail. Un nul suffirait pour qu’on passe en huitième. Demain, ce sera assez compliqué face à une équipe disciplinée et forte offensivement. Mais nous ne sommes pas là pour faire de la figuration. L’important est de marquer l’histoire du club et on va essayer de le faire avec notre groupe. »

L’obstacle losciste. « À l’aller, les Lillois ont été meilleurs que nous, notamment en première mi-temps. On a perdu deux points chez nous, tentons de corriger cela en dominant ce match. On va jouer avec patience, en espérant pouvoir bien entamer le match et contrôler le rythme. Les caractéristiques lilloises ? On les connaît puisqu’on a un peu les mêmes. Après, leur équipe est très homogène, avec un secteur offensif riche : Hazard, Sow, Balmont, Mavuba, Debuchy, Béria… Tous peuvent faire la différence, le tout à l’aide d’un bon système défensif. Lille a bien joué contre l’Inter mais a perdu deux fois pendant qu’on leur a pris quatre points. Le groupe reste donc ouvert. »

Didier Zokora (Milieu de terrain de Trabzonspor AS)

« Comme notre coach l’a dit, le match est historique pour notre première participation en Champions League. On aura fort à faire devant une équipe de Lille très disciplinée, qui est en confiance. Mais on veut montrer que le football turc est en pleine progression. C’est vrai que les Lillois peuvent s’appuyer sur des atouts offensifs comme Sow, Hazard et Cole mais on oublie souvent de parler de leur milieu de terrain très performant, avec Balmont, Mavuba et Pedretti. La bataille devra se gagner dans ce secteur de jeu. On a six points, on veut montrer de quoi on est capable. »

Pour rappel, LOSC-Trabzonspor AS, 6e match de la poule B en UEFA Champions League, c'est mercredi 7 décembre au Stadium Lille métropole (coup d'envoi 20h45).