Au pays de la bicyclette, le LOSC souhaite gravir la montagne néerlandaise du PSV qui évolue au Philips Stadion d’Eindhoven. Avec le 2-2 concédé à Villeneuve d’Ascq, Rudi Garcia a choisi son braquet au moment d’entrer en piste dans cette somptueuse arène : donner une chance à tout le groupe lillois de s’exprimer. Mouka fait ainsi ses débuts dans les cages avec l’équipe une. Pour le reste, hormis Debuchy forfait remplacé par Mavuba, Rami à la place de Chedjou, et donc Landreau, les huit autres titulaires de la semaine passée sont reconduits.

Frau-De Melo : joli tandem

Le match démarre dans une ambiance européenne des grands soirs. Sans complexe, les Lillois attaquent cet événement par le bon bout : centre de Vandam, Obraniak effleure le cuir de la tête sans parvenir à le redresser (7’). Forcément, les Néerlandais se rebiffent, avec une chaude alerte sur les buts lillois : Manolev adresse un centre à Berg qui voit sa reprise repoussée par le poteau droit (10’). L’atmosphère devient vite irrespirable. Emerson dégage comme il peut aux devants de Berg (15’), avant que Toivonen manque sa tête de peu (16’). Le PSV accule complètement la formation nordiste dans ses seize mètres. Une aubaine pour jouer les contres ? De Melo l’a compris : il envoie d’une passe laser Frau sur orbite ! Ce dernier file et s’en va donner l’avantage aux Dogues (0-1, 22’). Coup de froid sur le Philips Stadion...

Ça n’est plus un simple col, c’est l’Alpes d’Huez !

Coup en or pour les Dogues jusque là dominés territorialement. Attention tout de même à la réplique presque immédiate du PSV : Dzsudzsac est contré à dix-huit mètres des buts (34’), tandis que son tir tendu trouve les bras de Mouko, en deux temps (40'). La fin de la première période ressemble à une longue torture devant les cages nordistes. Ça pousse de manière incroyable sur les cages de Mouko… mais ça tient bon ! Dans la foulée, Toivonen manque la cible de justesse à l’intérieur de la surface, notamment grâce à un tacle glissé salvateur de Rozenhal (45’). Quant à Dzsudzsac, encore lui, il fait frémir les Lillois une dernière fois avant la pause, en butant sur le portier congolais (45+2’). À la mi-temps, le LOSC tient sa qualification !

Finalement, les Dogues cèdent...

Dès la reprise, le LOSC reprend sa course semée d’embûches. Obraniak essaie néanmoins de surprendre le gardien néerlandais d’un coup franc direct, qui flirte avec le montant gauche d’Isaksson (47’). Malheureusement, le match bascule en la défaveur du LOSC, non pas sur une action de grande classe, mais sur une appréciation très laxiste de M. Gonzales, l’arbitre de la rencontre. Car en filou, Dzsudzsak remet les compteurs à égalité, d’un coup franc qui rappelle étrangement celui de Giggs avec Manchester United en 2008… Il frappe à l’insu des Dogues et trompe Mouko en train de placer son mur (1-1, 55’).

À dix contre onze, impossible de franchir l’Everest

Pas aidés par un arbitrage à sens unique, les Lillois perdent dans la continuité Frau et Rudi Garcia dans la bataille, exclus (62’). Derrière, la sentence tombe lourdement, car à dix contre onze, c’est mission impossible. Lens à la finition d’une action éclair des Néerlandais, double la mise pour le PSV (2-1, 67’). C’est très dur pour le LOSC ! Évidemment, la défaite lilloise, qui semble envisageable, devient inévitable. Marcelo alourdit la marque en devançant Mouko et Vandam dans les airs (3-1, 73’). Jusqu’au terme de ce 1/16e de finale, il n’y a plus rien à signaler, les supporters du PSV savourant leur succès.

Le LOSC quitte l’UEFA Europa League six mois après y être entrés. Cap maintenant sur une échéance primordiale, ce dimanche en championnat face à l’Olympique Lyonnais.