Sous un doux soleil automnal du midi, le LOSC aborde son cinquième rendez-vous dominical en sept journées de championnat. En vrai habitués de la discipline (il y en aura encore bien d’autres à venir d’ici la trêve de décembre), les Dogues, qui souhaitent surfer sur leur série positive en Ligue 1, se présentent à Toulouse, une équipe à l’affût de la première place du podium. Privé de Debuchy (suspendu) à droite de la défense, Rudi Garcia a titularisé Vandam. On note aussi la présence d’Obraniak sur le front de l’attaque, qui accompagne Sow et Gervinho.

Gervinho tétanise les Toulousains

Ces deux formations, souvent amenées à jouer les premiers rôles, ont toutes les conditions réunies pour délivrer une belle prestation. Plus prompts dans la mise en route, les Pitchounes se créent d’emblée une occasion par Santander, sur un service de Machado, mais enlevant trop son shoot (2’). Derrière, le passeur cité se mue en tireur et trouve les gants de Landreau, par deux fois (6’ et 9’). Cette entame prometteuse, le Téfécé n’en tire pas profit. Cabaye fait même passer le frisson en décochant un coup franc de vingt-cinq mètres qui frôle le montant droit de Valverde (20’). Les Lillois se font pourtant bouger, physiquement et dans le jeu. La preuve sur ce centre de Gunino repris de la tête par Sissoko : Landreau détourne magistralement ! (25’) Toulouse bute et s’expose. Dans la foulée, c’est le contre assassin des Nordistes : du gauche, Rozehnal envoie Gervinho sur orbite. Il prend de vitesse les deux centraux et trompe le portier toulousain d’un judicieux plat du pied droit (0-1, 27’). L’Ivoirien douche les hommes de Casanova, devants question domination territoriale et possession du ballon. Mais c’est cela, le LOSC du moment : une équipe solide, réaliste et efficace.


Devaux met tout le monde d’accord

Evidemment, tout cela demande confirmation alors qu’il reste quarante cinq minutes de combat. Loin d’être résignés, les locaux remettent leur plan en action, face à des Dogues très bien en place. Sur le plan des occasions, ça n’est pas la panacée. Par contre, ce que propose stratégiquement le LOSC au bout d’une heure de jeu, c’est pleinement rassurant. Ça pousse tout de même sur les cages de Landreau, avec un sauvetage défensif in extremis de Rami, aux devants de Machado (65’). L’ancien stéphanois y va ensuite de son rush, son tir rasant sort (69’). Côté Lillois, on poursuit sur la lancée de  la première période, en restant très attentifs défensivement. Jusqu’au moment où Devaux prend tout le monde de vitesse… Le milieu de terrain toulousain, très inspiré dans cette rencontre, se joue de Landreau et permet à son équipe d’égaliser, malgré le retour inespéré de Rami et Chedjou (1-1, 76’). À un quart de la fin, ça change forcément la donne. Mais les Dogues ne l’entendent pas de cette oreille, comme le montrent Emerson, tout prêt de surprendre Valverde d’un centre-tir fuyant (83’), ou Gervinho, dont le shoot enveloppé n’attrape pas le cadre (85’). Cabaye n’est pas plus heureux sur un ultime coup franc bien placé et cadré (90’).

Finalement, le match nul semble logique et apporte aux deux équipes, un point qui fait du bien. Pour les Lillois, on ferme le chapitre Ligue 1 et on ouvre la parenthèse UEFA Europa League, avec une confrontation avec le KAA Gent programmée jeudi prochain en Belgique (21h05).