Un simple coup d’œil au calendrier permet de le constater : la 12è journée de Ligue 1 est celle des confrontations régionales. Après les Bretons (Brest-Lorient, 3-1) et les Rhônalpins (Lyon-Saint-Etienne, 2-0), hier soir, place aux Nordistes ce dimanche. Pour le tout premier derby de son histoire, le flambant neuf Stade du Hainaut accueille deux équipes qui se connaissent déjà pour s’être amicalement opposées cet été au Domaine de Luchin (victoire lilloise 2-0). Mais cette fois, plus question de répétition générale à huis-clos. C’est devant des tribunes garnies que les Dogues, privés de Chedjou (quadriceps), plongent dans ce rendez-vous face à leurs voisins valenciennois. Les hommes de Rudi Garcia auraient rêvé meilleure entame de match puisque Basa, touché à l’épaule, est contraint de céder sa place à Bonnart après seulement 6 minutes de jeu. Coup dur pour un LOSC obligé de totalement réorganiser son arrière-garde en faisant glisser Béria dans l'axe aux côtés de Rozehnal.

Un festival offensif pour un match 100% déchainé

Les premières minutes de jeu suffisent à comprendre que ce derby-là sera totalement débridé. D’un côté, Hazard, lancé par Balmont en profondeur, perd son face à face avec Penneteau (11’). De l’autre, Kadir, d’une frappe en déséquilibre aux six mètres, voit Landreau sauver sa cage d’une parade à l’horizontale (15’). Dans le même esprit, Payet régale le public d’un enchainement amorti poitrine-reprise de volée qui cogne le poteau de Penneteau (19’), puis d’un exter’ du droit à la réception d’un magnifique mouvement orchestré par le duo Hazard-Sow. C’est de peu à côté (26’). Après un quart d’heure de domination lilloise, c’est au tour des hommes de Daniel Sanchez d’imposer leur rythme. Le missile de Cohade armé des 25 mètres (32’), puis la louche d’Aboubakar (42’) ont une destination commune : la barre transversale du LOSC. Entre temps, Kadir offre un nouveau frisson au stade du Hainaut en voyant sa frappe en pivot tutoyer le montant droit lillois (40’). Avant la pause, Aboubakar, encore lui, trouve la main ferme de Landreau sur sa ligne (44’).

Et VA touche du bois pour la troisième fois

La pause n’entrave en rien l’enthousiasme des deux équipes. Si la frappe de Payet à l’entrée de la surface est captée par Penneteau (53’), celle de Danic heurte, quant à elle, la barre de Landreau (55’). C’est le moment que choisit Rudi Garcia pour lancer De Melo dans la bataille. L’attaquant brésilien remplace Balmont (57’) et se place sur le devant d’un système tactique réorganisé en 4-2-3-1. Cole est l’ultime entrant côté lillois. Il succède à Sow (77’) au terme d’un quart d’heure de jeu moins riche en occasions de but excepté ces tentatives de Sanchez (60’) et Aboubakar (80’) bloquées avec autorité par le portier lillois. Et si les ultimes minutes voyaient le LOSC prendre l'avantage sur le fil ? C'est sans doute le sentiment qui a traversé l'esprit des 21 493 spectateurs du stade du Hainaut au moment où, sur un centre de Debuchy, De Melo voit son coup de tête piqué à bout portant sauvé par Penneteau (89'). C'est sur cet ultime frisson que M.Buquet siffle la fin d'un derby du Nord rythmé par une multitude d'occasions mais ponctué par un score nul et vierge.

Feuille de match de la 12è journée de Ligue 1

Valenciennes FC-LOSC : 0-0 (0-0)
Dimanche 30 octobre 2011, 21 heures
Stade du Hainaut, 21 493 spectateurs
Arbitre : M. Buquet
Avertissements : Cohade (86’) ; Debuchy (80’) pour le LOSC
Valenciennes FC : Penneteau – Mater (cap.), Angoua, Isimat-Mirin, Bong – Danic, Sanchez, Cohade, Dossevi (Samassa, 69’) – Aboubakar, Kadir (Gomis, 90'). Entraîneur : Daniel Sanchez
LOSC : Landreau – Debuchy, Rozehnal, Basa (Bonnart, 6’), Beria – Mavuba (cap.), Balmont (De Melo, 57’), Pedretti – Payet, Sow (Cole, 77’), Hazard. Entraîneur : Rudi Garcia