Histoire du LOSC

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2008-2015

De 2008 à aujourd’hui : le LOSC tient son rang

2008-2009

En 2008-2009, désormais sous la houlette de Rudi Garcia, les Dogues poursuivent leur montée en puissance, signant notamment deux séries consécutives de 9 rencontres de L1 sans défaite (10 victoires, 8 nuls). Au Stade de France, les Nordistes reçoivent de nouveau le leader lyonnais. Devant 78 046 spectateurs (nouveau record d’affluence pour un match de L1), la victoire est au rendez-vous (2-0), mais l’histoire retiendra les tragiques disparitions de Jordan et Sullivan après la rencontre. 5ème au classement final, le LOSC décroche son billet pour la nouvelle UEFA Europa League. Parallèlement, l’avenir du club prend une tournure encore plus concrète, avec le vote de LMCU en faveur du projet pour la construction du Grand Stade Lille Métropole.

2009-2010

Au sortir d’un exercice 2009-2010 de tous les records (meilleure équipe à domicile, 105 buts inscrits toutes compétitions confondues, 70 points en L1…), l’écurie lilloise élève son niveau de jeu en Europa League. Tombeurs de Fenerbahçe (2-1, 1-1) en 1/16ème et victorieux de Liverpool (1-0) en 8e de finale aller, les Dogues tombent la tête haute à Anfield Road (3-0) et quittent la compétition par la grande porte. En L1, le LOSC termine 4è et se qualifie pour sa 7e campagne européenne en dix ans. Sur un plan structurel, le projet du Grand Stade Lille Métropole entre dans la phase du concret : le 17 décembre 2009, les maires de Lezennes et Villeneuve d’Ascq, Marc Godefroy et Gérard Caudron, annoncent la signature du permis de construire. Les travaux sont lancés fin mars 2010.

2010-2011

Enrichi de Moussa Sow et de David Rozehnal, le groupe lillois poursuit sa montée en puissance qu’il matérialise par l’obtention d’un doublé historique ! Vainqueur de la Coupe de France face au PSG (0-1), le LOSC est sacré Champion de France une semaine plus tard au Parc des Princes, contre cette même équiipe du PSG (2-2). L’image forte de cette saison 2010-2011 passionnante est celle d’une formidable communion entre les hommes de Rudi Garcia et le peuple lillois, uni derrière son équipe dans une gigantesque vague rouge.

2011-2012

Auréolé du doublé Coupe de France-Championnat 2011, le LOSC assume avec brio son nouveau statut en se mêlant à la lutte pour sa propre succession jusqu’à l’avant dernière journée. Renforcé par des joueurs de talent tels que Cole, Payet, Pedretti ou Basa, le LOSC se hisse finalement sur la 3ème marche du podium. Les Dogues accomplissent ainsi une saison de qualité (72 buts inscrits, 39 buts encaissés), ponctuée par une brillante série d’invincibilité de 17 matchs en L1 (entre août et décembre 2011). Pour son dernier exercice au Stadium Lille Métropole (18 rencontres à guichets fermés sur 23, un record !), le club lillois vit également une campagne d’UEFA Champions League pleine d’enseignements face à l’Inter Milan, Trabzonspor et au CSKA Moscou.

La saison est aussi marquée par l’explosion du phénomène Hazard. Meilleur joueur de L1 en 2011, la pépite belge (20 buts) récidive en 2012 avec à la clé, le titre de passeur le plus prolifique de L1 (15 offrandes). Outre l’éclosion du jeune Digne (18 ans), Debuchy confirme qu’il figure bien parmi les meilleurs défenseurs français. Il gagne même sa place de titulaire en équipe de France pour l’Euro 2012.

2012-2013

Le LOSC entre dans l’ère "Grand Stade" au mois d’août 2012, rebaptisé Stade Pierre Mauroy en 2013. Un commencement marqué par ce premier match de L1 face à l’AS Nancy-Lorraine (1-1), le vendredi 17 août, au cœur d’une arène comble et bouillante pour l’occasion. Derrière, c’est un tour préliminaire d’UEFA Champions League réussi que les Dogues remportent face au FC Copenhague, (0-1, 2-0) dans les toutes dernières minutes des prolongations, symbolisant déjà un moment fort du côté de la Borne de l’Espoir. En tout, près d’un million de spectateurs se sera rendu dans l’enceinte lilloise durant une saison où la première partie a été sinueuse en championnat comme en phase de poules d’UEFA Champions League, notamment face au Bayern Munich, futur lauréat de l’épreuve. Durant le deuxième acte, les Dogues effectuent une folle course poursuite en Ligue 1 pour se replacer dans la course à l’Europe, grappillant près de sept places au classement, de février à mai.

Si le LOSC ne décroche finalement pas de sésame européen, malgré tous les efforts consentis jusqu’au dernier match, l’exercice 2012-2013 aura permis de confirmer des joueurs comme Payet au plus haut niveau (12 buts, 12 passes décisives), ou de suivre la montée en puissance de la recrue Salmon Kalou, repositionné avec succès à la pointe de l’attaque (13 buts sur la phase retour en championnat). Dans le groupe, certains jeunes éclosent au grand jour (Divock Origi, 18 ans), ou confirment leur talent à l’image de Lucas Digne. C’est enfin le chapitre Rudi Garcia qui se ferme, après cinq années de bons et loyaux services rendus à la tête de l’équipe première.

2013-2014

Avec René Girard aux commandes, les Dogues réalisent une saison pleine en championnat et décrochent au nez et à la barbe de grosses écuries, une troisième place entièrement méritée (71 pts), derrière les deux grands favoris désignés, le PSG (89) et Monaco (80). Surtout, le club lillois traverse un exercice 2014-2015 remarquable (positionné à la troisième place dès le 5 octobre), notamment défensivement, en enregistrant 21 "clean sheet" (match sans prendre du but) sur 38 rencontres de Ligue 1 ! Soutenu par 28.453 abonnés, au cœur d’un stade bien garni à chaque rendez-vous (avec un record d’affluence lors de LOSC-PSG : 45.266 spectateurs), les partenaires de Rio Mavuba décrochent une 10ème campagne européenne lilloise en 13 ans.

2014-2015

Une passade sportivement difficile, un parcours européen qui s’arrête au terme de la phase de poules de l’UEFA Europa League, un 100e match européen joué contre Everton (3-0) et un 70ème anniversaire du club fêté au Stade Pierre Mauroy contre l’ASSE (1-1), le 1er novembre. Voilà comment se résume la première motié de saison losciste. Mais à partir du mois de janvier 2015, le LOSC entame une belle remontée au classement, après un match déclic contre l’OL 2-1). Au final, les Dogues terminent huitièmes en championnat à l’issue d’un ultime succès à Metz (1-4). Lille finit d’ailleurs dans la première partie de tableau de la Ligue 1 pour la 12ème saison d’affilée, seuls Lyon (19) et l’OM (14) sont sur des meilleures séries. Enfin, 2015 a notamment vu éclore quelques-unes des forces futures du LOSC telles que les jeunes Traoré, Sidibé, Boufal ou encore Pavard.