Ses premiers pas

Adama Soumaoro a vu le jour le 18 juin 1992 en région parisienne, du côté de Fontenay-aux-Roses (92). C'est ici qu'il a foulé le cuir pour la première fois, d’abord aux côtés de son  grand frère, Sékou, puis en rejoignant le club de football de la ville. À ce moment-là, il prend pleinement conscience de ses ambitions : « Depuis tout petit, seul le foot compte. J’ai donné le maximum pour parvenir à atteindre mon objectif, à savoir devenir joueur professionnel. Ce sport me permet de m’exprimer au mieux, d’être moi-même et je me sens épanoui dès que je le pratique. »

Son passage à Boulogne, déterminant

L’envie de jouer à un meilleur niveau le démangeant très tôt, le francilien, alors âgé de 13 ans, n’hésite pas à prendre son envol vers l’équipe de Boulogne-Billancourt (DH). Là-bas, il rencontre Gilles Bibet et Mickaël Vallet, deux entraîneurs clés dans son parcours de sportif : « Gilles et Mickaël m’ont aidé à croire en moi. Ils mettaient toujours mes qualités en avant et m’accordaient toute leur confiance. D’ailleurs, ils m’alignaient souvent avec des joueurs d’un niveau au-dessus. Si j’en suis là aujourd’hui, c’est en partie grâce à eux. »

Au LOSC : l’enfant devient homme…

À l’été 2008, ses progrès le transportent au centre de formation du LOSC. Alors âgé de 15 ans, le Dogue ne cache pas avoir rencontré quelques difficultés au départ : « Mon arrivée ici n’a pas été des plus faciles. Je découvrais une nouvelle région, des habitudes différentes, comme vivre à temps plein dans un centre de formation, et tout ça loin de ma famille. Il m’a fallu du temps pour m’adapter. » Pour autant, il reconnaît pleinement avoir choisi le bon club pour murir en tant qu'homme et footballeur: « Heureusement, l’entraîneur de la CFA de l’époque, Rachid Chihab, m’a pris sous son aile et m’a vraiment aidé à progresser. Je reconnais que grâce à la rigueur du LOSC et aux éducateurs, j’ai beaucoup appris, et surtout grandi. »

Un défenseur polyvalent

Son positionnement fétiche ? Plutôt défenseur axial, comme lors de sa première titularisation face à l'AJ Auxerre en 1/16es de finale de Coupe de la Ligue (29/10/2013, 0-1, a.p). Toutefois, le jeune Lillois sait s’adapter, notamment au poste de latéral droit : « C’est vrai qu’être sur le côté me change, du fait de la multiplication des courses. Mais si le coach me place dans ce couloir, c’est qu’il me croit capable de relever le défi. Cette position ou une autre me convient donc très bien. De toute façon, ma volonté est avant tout de me mettre au service de l’équipe, et je travaille tous les jours pour.»

Le "petit frère" de Rio

Pour espérer augmenter son temps de jeu, le Dogue n'hésite pas à prendre exemple sur ses aînés, et notamment sur Rio Mavuba, qu'il considère un peu comme son grand frère: « Rio me donne beaucoup de conseils, comme ceux de rester concentré, de persévérer et de profiter de chaque minute de jeu offerte par le coach. Après, les autres cadres aussi apportent beaucoup leur aide aux jeunes, en commençant déjà par nous mettre en confiance. Puis, sur le terrain, évoluer avec de tels joueurs nous tirent forcément vers le haut, car on donne tout pour se mettre à leur niveau. »

Un Dogue franco-malien

S'il a grandi en France, le défenseur losciste noue un lien très fort avec le Mali, pays dont sont originaires ses parents : « Ils possèdent une maison à Bamako, donc ça fait toujours un bien fou de les rejoindre là-bas. J’adore y aller me ressourcer. En plus, au Mali, le football est vraiment le sport numéro 1 par excellence, alors c’est un vrai bonheur ! »

Les derbies, ça le connait !

« Je prépare ce LOSC-VAFC comme tous les autres matchs, même si cela a toujours une saveur particulière de jouer ce genre de confrontation. J’ai déjà participé à de nombreux derbies avec la CFA, mais ce sera mon premier en pro. D’ailleurs avec la réserve du LOSC, je les ai souvent remportés. Bien que l'on s’attende à un match forcément difficile, espérons que ce soit pareil ! »

Merci Adama Soumaoro. Pour réagir à cette interview, ou juste pour adresser un message de sympathie au Dogue, direction Twitter (@losclive) avec le hashstag #WeAreLOSC.