Du LOSC dans les veines

« Je suis arrivé au club en 1996, ce qui correspond presque à l’année de naissance de certains joueurs actuels (il se marre). J’ai débuté par une année en moins de treize ans avec Jean-Philippe Cousin qui est toujours au LOSC. Ensuite, j’ai poursuivi quasiment tout le temps ma formation avec le coach Rachid (Chihab). Il existe une vraie confiance réciproque entre nous deux. Il sait qu’il peut compter sur moi, on arrive ainsi à très bien travailler ensemble de cette manière. Il sait que ce que je vais apporter à l’intérieur du vestiaire, même s’il me considère au même niveau qu’un autre joueur. S’il m’a emmené à Mouscron avec lui et si je suis encore là aujourd’hui, ce n’est pas pour rien. Cette marque de confiance est le plus important à mes yeux. C’est ce qui me pousse à chaque fois à donner le meilleur pour lui rendre ce qu’il m’accorde. »

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Une rencontre qui change le destin

« J’ai commencé à taper dans le cuir à Tourcoing et pour l’anecdote, j’avais à l’époque été repéré par le RC Lens. Je devais même signer là-bas. Entretemps, Jean-Michel Vandamme est venu à la maison pour me convaincre de m’engager au LOSC et il a réussi sa mission (sourire). C’est de cette manière que je suis arrivé ici. Parfois, le destin se joue à peu de chose… Aujourd’hui, ce club représente déjà dix ans de ma vie, ce qui est énorme. C’est à Lille que j’ai toujours voulu jouer depuis que je suis gamin. Cela représente vraiment un truc fort car j’y ai rencontré mes meilleurs amis et vingt ans après, ils sont encore proches de moi. Il y a un côté sentimental et je suis sans cesse admiratif de ce que représente le club. »

Le cœur des hommes

« Je ne peux pas me définir comme un fan car je ne l’ai jamais été. Maintenant, cette attache qui me lie au LOSC est plus que professionnelle, ça devient sentimental parce que j’ai vécu mes plus belles années ici et de vraies histoires d’amitié. On me parle souvent de Yohan Cabaye et Franck Ribéry, mais je n’oublie pas Julien Vanderhaeghe, Arnaud Balijon, Stéphane Robaeys et d’autres qui sont toujours parmi mes proches. C’est ça le plus important à mes yeux. Le foot pour moi, c’est un esprit collectif et ce sont ces valeurs-là qui me plaisent. »

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Un ami qui vous veut du bien

« Yo (Cabaye) ? Il est très heureux, tout se passe merveilleusement bien pour lui avec Crystal Palace. Je le sens à nouveau super épanoui dans son métier. Quand on se parle, on échange forcément sur le LOSC, ça lui permet de garder un petit contact en interne (il rit) pour avoir des news. Franck (Ribery) ? En revanche, cela fait un petit moment que je n’ai pas eu de ses nouvelles, je sais qu’il traverse une période compliquée… »

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Le Stade de France, un moment qui marque !

« La finale de la coupe Gambardella en 2000 au Stade de France reste mon meilleur souvenir avec le maillot lillois. J’avais pu participer à la fête en entrant en jeu dans le dernier quart d’heure (à la 80e minute à la place de Zenguinia). Ça reste un moment fort de mon parcours, même si on ne soulève pas le trophée (défaite 1-0 contre l’AJ Auxerre). Mais le plus intense, je le répète, c’est humainement les liens d’amitié qui se sont tissés avec des personnes depuis vingt ans. C’est ça le plus beau pour moi. »

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Le LOSC toujours à la croisée des chemins

« J’ai vécu une belle expérience à Mouscron avec cette découverte de la Jupiler League, mais je voulais absolument revenir au LOSC. Ensuite, le fait que la réserve évolue en CFA2, cela ne change rien pour moi, car le travail avec le groupe est identique. Le niveau m’importe peu, je me concentre avant tout sur ce que je peux apporter au quotidien à ces jeunes. J’essaye aussi de les aider sur certains matchs quand il n’y a que de la jeunesse sur le terrain. Je suis là pour apporter ce petit mélange, les encadrer et être un relai à l’intérieur du vestiaire et parfois sur le terrain. »

Son avis sur la cuvée lilloise 2015-2016

« Le début de saison n’a pas été simple car pas mal de pros sont redescendus jouer en réserve. Puis, comme ce fut le cas à Mark (victoire 2-1) samedi passé, seuls des jeunes étaient sur le terrain. Il faut s’adapter, je suis un peu entre les deux. Maintenant, comme on dit, il faut bien que jeunesse se fasse. C’est ce genre de match qui est important pour la formation et le développement de ces jeunes joueurs. Car on peut, pour eux, en tirer un maximum d’enseignements. Au-delà du résultat, ils apprennent en étant acteurs sur le terrain, c’est ça l’essentiel. Ils sont évalués tous les jours à l’entraînement, la compétition constitue le petit plus. Moi, je suis là pour les conseiller. »

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Un immense merci à Sébastien Pennacchio pour sa gentillesse et sa disponibilité. Si vous voulez lui laisser un petit message sur Twitter, n’hésitez pas, via @Penna83. Rendez-vous la semaine prochaine pour la seconde partie.