1. Un physique hors norme, programmé pour le foot…

« J’ai commencé le foot dans mon quartier des "Blagos", à Fontenay-aux-Roses (92), avec mon grand frère, Sékou. J’ai vite pris une licence au club de ma ville. Dès 6-7 ans, mon unique objectif était de devenir pro. Je me débrouillais plutôt bien, j’étais déjà assez grand. À 13 ans, j’ai signé à Boulogne-Billancourt où mes deux coachs, Gilles Bibet et Mickaël Vallet, m’ont beaucoup fait progresser. J’étais souvent surclassé en U15 DH. Dans mon équipe, il y avait plusieurs futurs pros comme Haïdara (Newcastle), Belfodil (ex-Parme) ou K.Camara (ex-Troyes). »

2. …et façonné au Domaine de Luchin

« En 2008, le LOSC m’a repéré et proposé de venir passer une semaine de stage avec l’équipe réserve. J’avais alors 15 ans. Dans la foulée, j’ai intégré le centre de formation. Au début, ça n’a pas été facile de vivre au Domaine de Luchin. Je découvrais une nouvelle région, des habitudes différentes, une alimentation plus stricte, avec seulement une (courte) sortie par semaine, loin de ma famille. Mais je me suis accroché. Je voulais devenir pro, je n’avais pas fait tous ces sacrifices pour rien. »

3. Un cran plus bas et une carrière s’ouvre à toi

« Je dois beaucoup au coach Rachid Chihab qui m’a fait grandir, progresser. Il était toujours derrière moi, me poussait à chaque match, à chaque entraînement, avec discipline et rigueur. C’est d’ailleurs lui qui m’a replacé au poste de défenseur central, puisqu’à la base, j’évoluais plutôt en numéro 6. Aujourd’hui, je peux aussi dépanner à droite. »

4. Paradoxalement l’un des plus anciens du groupe

« La saison dernière, je partais titulaire pour LOSC-Bordeaux (1-1, 6 tab 5, 17/12/14 en Coupe de la Ligue). Alors qu’on terminait l’échauffement, je me suis rompu le tendon d’Achille. Opération, 8 mois d’absence... Ce fut un moment très dur, mais heureusement, le staff, les kinés, ma famille m’ont beaucoup aidé. Je pense aujourd’hui avoir progressé. Cela fait maintenant 7 ans que je suis au LOSC, dont 4 avec les pros. Je m’y sens bien et suis ravi d’y avoir récemment prolongé mon contrat. »

5. À 100% Franco Malien

« Si je suis né en France, mes deux parents sont originaires du Mali. On possède d’ailleurs une maison à Bamako. On y retourne régulièrement pour se ressourcer en famille. C’est un pays qui m’est cher, je me sens d’ailleurs totalement Franco-malien. Quelle sélection choisir ? Je n’ai jamais porté aucun des deux maillots. De toute façon, ce n’est pas ma priorité. Je me concentre surtout sur mon club, sur ma santé. »