Caroline, bonjour. Ma première question est simple. Comment vas-tu ?
Ça suit son cours. Je poursuis ma rééducation au Domaine de Luchin, avec le staff médical du club. Je suis vraiment bien encadrée, l’évolution avance dans le bon sens pour le moment. Cela fait tout juste trois mois que je me suis fait opérer. La semaine prochaine, je rentre sur Montpellier pour revoir mon chirurgien. L’objectif est d’être sur le terrain au mois d’août.
 
J’imagine que ce n’est pas simple de ne pas jouer…
Carrément. C’est plus dur à vivre que d’être sur le terrain. Je joue trois fois plus le match que les filles. Le staff me permet d’être sur le banc de touche pendant les rencontres. C’est vrai que pour moi, c’est un bonheur. Quand ça se passe bien, ça va. Quand c’est un peu plus difficile, comme dimanche à Saint-Malo, j’éprouve un petit sentiment d’impuissance. Maintenant, c’est top de vivre à l’intérieur du groupe et les filles font le nécessaire sur le terrain.

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Revenons sur le dernier match à Saint-Malo (1-1). Comment expliques-tu ce résultat ?
C’était une rencontre délicate où on concède un but dès l’entame de la seconde période, alors que nous n’avions pas été en danger jusque-là. Cela a été compliqué de revenir, mais le fait d’égaliser au bout du temps additionnel, moralement, ça fait du bien. Arracher ce résultat nul est mentalement très important pour le groupe. Le (long) retour en bus aurait été plus dur avec une défaite. Mais ça montre la force de cette équipe de ne rien lâcher jusqu’au coup de sifflet final. On a été le chercher. Il reste deux matchs et chaque détail va compter.
 

"C’est la somme des individualités de notre équipe qui doit nous permettre d’aller chercher cette victoire. Car c’est notre force cette saison"

 
Tu l’as dit, il reste deux matchs à disputer, à commencer par celui contre La Roche-sur-Yon, ce dimanche. Comment faut-il l’aborder ?
Il faut désormais uniquement se projeter sur cette réception de La Roche-sur-Yon, bien se préparer et surtout ne pas se mettre de pression. On devra mettre les mêmes ingrédients que ceux mis tout au long de cette saison. Car durant tout ce championnat, on a à chaque fois joué sans se prendre la tête. Depuis le début, notre objectif est de se situer en haut de tableau, c’est-à-dire dans les trois premières places, et aussi ne pas perdre à domicile. Pour l’instant, le contrat est rempli. On veut donc continuer sur cette même voie pour notre ultime match au Stadium. Ce qui passe par notre collectif, le respect des principes du coach et jouer notre jeu.

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Pour ce LOSC-La Roche-sur-Yon, on peut parler d’une finale dans ce money-time du championnat. Tu confirmes ?
Quasiment oui. Il ne faut pourtant rien changer par rapport à nos habitudes. On sait que c’est un gros match, on sait aussi qu’on a perdu là-bas à l’aller (2-1). On sait donc à quoi s’attendre.
Il va y avoir du monde au stade. Mais le groupe va bien le gérer, je suis confiante par rapport à ça. Si on joue comme on l’a fait depuis le début de saison, je ne suis pas inquiète sur l’issue de cette partie. On veut gagner ce 11e match à la maison. Pour cela, on doit garder nos principes, nos valeurs et nos repères.
 
D’autant que la D1 est plus que jamais en ligne de mire…
Ce n’est pas l’objectif initial, mais ça serait la plus belle des conclusions de gagner et d’accéder par la même occasion à l’élite du football féminin. Il reste deux journées, on ne va pas se cacher, on veut cette montée en D1. On a été en tête durant tout le championnat, ça serait une formidable récompense pour cette équipe. Car le groupe a vraiment bien vécu et ça serait l’apogée.
 
Comment tu les sens les filles avant ce grand rendez-vous ?
Je ne sens pas plus de pression que d’habitude. Bien sûr, le contexte est différent, mais on ne le ressent pas plus que ça. Je pense que c’est important de dédramatiser l’enjeu et de rester sur le même tempo du travail réalisé tout au long de l’année. On est des compétitrices et on a cet objectif dans un coin de notre tête depuis un petit moment.

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Ton regard sur cette équipe de La Roche-sur-Yon ?
Cette formation évoluait encore en D1 la saison passée, elle possède une certaine expérience du plus haut niveau. Maintenant, elles sont dans l’obligation de gagner pour espérer encore monter. Elles vont nous poser des problèmes, c’est certain. Elles auront le rôle d’outsider. Mais je sais qu’on va répondre présente et qu’on va assumer notre statut de favori. Car si on veut prétendre monter en D1, on doit être capable d’assumer ce genre de match, de gérer le contexte et la pression qui va avec.
 
Le public est annoncé nombreux ce dimanche au Stadium…
C’est un petit plus de se sentir soutenues, c’est une évidence. Maintenant, il ne faut pas que ça nous change du contexte habituel. Mais les filles ont déjà joué devant pas mal de monde, je ne me fais pas de souci. Elles ne devront rien changer et mettre en avant ce qui fait notre force, à savoir notre collectif. C’est la somme des individualités de notre équipe qui doit nous permettre d’aller chercher cette victoire. Car c’est notre force cette saison.

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Pour finir, aurez-vous un petit sentiment de revanche par rapport à l’aller (défaite 2-1) ?
Oui car c’est notre seul revers de la saison en championnat. Ça serait un aboutissement pour les joueuses et aussi pour le tout le staff qui nous encadre. Ça serait un pur bonheur de leur offrir ça, entre guillemets. On verra dimanche, ça pourrait être une journée magnifique, sachant que l’équipe réserve joue après nous (à 17h30 contre Villeneuve d’Ascq au Stadium également) et peut aussi monter à condition qu’on gagne.
 
Merci Caroline La Villa. Rendez-vous dimanche au Stadium (annexe) pour ce LOSC-La Roche-sur-Yon (coup d’envoi à 15h). Les filles comptent sur votre soutien (pour rappel, l’entrée est gratuite). Pour l’occasion, l’accès au stade sera possible dès 14h et le stationnement sera possible sur les parkings S3 Officiel et S5.