Christophe Galtier


 

Se battre pour finir premier

« À mes yeux, il est important de finir premier, en dehors de l’aspect économique, mais aussi sûrement pour être un peu protégé lors du tirage. Ensuite, les victoires appellent les victoires. Il s’agit donc de maintenir une dynamique de groupe, quelle que soit l’équipe qui va démarrer et finir ce match. Car derrière, on aura encore quatre rencontres dans cette série. On ne va pas au Celtic en présentant une équipe de coiffeurs. Nous sommes premiers, on a fait beaucoup d’efforts et de grandes performance pour l’être et on doit se battre pour conserver cette place. »
 

Sanches ne débutera pas

« Renato (Sanches) s’est entraîné normalement aujourd’hui. Il fait partie du groupe. Est-ce qu’il va démarrer le match ? Non, mais il est possible qu’il puisse y participer. C’est un compétiteur, passionné par le football, très respectueux de son métier. C’est un garçon à la fois chaleureux, qui aime partager, mais qui peut vite s’exciter. Ça fait partie de son caractère. C’est quelqu’un d’honnête. »


Un calendrier très dense

« Quand vous êtes qualifié pour une coupe d’Europe, vous la jouez à fond. Tout le monde la joue à fond. Ce n’est pas parce qu’il y a des contre-performances chez d’autres clubs français qu’ils ne la jouent pas à fond. Ce calendrier est très particulier, condensé, dans une situation, une année singulière. Dans ce cas, vous avez deux options : soit vous vous plaignez, soit vous décidez de ne pas subir et d’être le plus performant possible dans des matchs très durs physiquement, des programmations parfois surprenantes et difficiles. J’essaye de tout faire en sorte pour que l’effectif vive bien ces périodes-là. »


Entraînement demain matin

« Mon staff est dans une méthodologie de travail qu’il maîtrise très bien et à laquelle j’adhère. On s’entraîne tout le temps. Evidemment qu’on gère la quantité et la charge, mais on arrête très peu les joueurs. Je pense qu’il vaut mieux faire tourner le moteur, même au ralenti que de l’arrêter au risque qu’il ne redémarre pas. Ensuite, il y a le contenu physique, technique, tactique. On profite du moindre instant pour répéter nos gammes, sur un plan défensif et offensif. Il y a peu de temps pour travailler, mais j’essaye d’optimiser au maximum. Par exemple, demain il y aura 20-25 minutes de travail sur le terrain. »


Weah est prêt

« Tim (Weah) travaille beaucoup. J’ai aimé son entrée contre Monaco et l’autre contre le Sparta, dans un registre différent. Est-ce le fait qu’on affronte le Celtic, l’un de ses anciens clubs, qui va m’inciter à le faire démarrer ? Non. C’est son état de forme qui m’incite à le faire débuter. C’est un garçon très structuré sur un plan mental, bien éduqué, qui reçoit surement aussi de bons conseil de la part de son papa. Je lui dis souvent qu’il est Tim, qu’il n’est pas le fils de. Il est Tim, avec sa personnalité, ses caractéristiques et je suis persuadé que son papa lui donne de bons conseils et l’attitude à avoir dans une période difficile pour lui, pour qu’à un certain moment l’entraîneur lui donne la possibilité de s’exprimer et d’être prêt. Et il me semble l’être. »
 

À propos de PSG-Başakşehir

« Les joueurs ont eu la bonne attitude. Le quatrième arbitre a fauté, il le sait, ça se voit sur les images. C’est une grosse faute. Le match ne devait pas reprendre. Je trouve l’attitude des joueurs des deux équipes exemplaire. »


Timothy Weah

 

J'adorerais être titulaire demain

« Je vais de mieux en mieux, je me remets de ma blessure. Ce qui compte aujourd’hui, c’est le groupe. J’adorerais être titulaire demain au Celtic Park, mais l’équipe passe avant. Je ferai ce que le coach me demandera de faire. Il sera intéressant de voir ce que je suis capable de faire demain. Aujourd’hui, je me sens bien. J’ai passé beaucoup de temps blessé la saison dernière. Ça n’a pas été facile à vivre. Heureusement, j’ai reçu beaucoup de soutien de ma famille, de l’équipe et du coach. Je n’ai rien lâché. Cette blessure est maintenant derrière moi. Je suis très content d’être de retour, même si ça prend du temps. »
 

JOUER A TOUS LES POSTES S'IL LE FAUT

«  Aujourd’hui, il faut être capable d’évoluer à tous les postes sur le terrain. Ce qui m’importe surtout, c’est de jouer, peu importe où. Si le coach me demande de jouer gardien, je jouerai gardien (sourire). Lorsque j’ai été amené à évoluer arrière droit, j’ai apprécié. C’est nouveau pour moi. Je me donne toujours à 100%. »
 

PAS ENCORE DETENDUS

« Pour moi, nous ne sommes pas encore qualifiés, donc pas encore détendus. On veut être les premiers du groupe, on veut être les meilleurs, c’est notre objectif, on va tout donner demain et faire en sorte de gagner ce match. »
 

LE RACISME DOIT S'ARRÊTER

« Je n’ai pas vu le match entre le PSG et Başakşehir hier, mais je l’ai suivi sur les réseaux sociaux et j’ai vu les commentaires. Il faut que le raciste s’arrête. Nous sommes en 2020, ça n’a plus rien à faire dans la société aujourd’hui. Je suis heureux que mes anciens partenaires du PSG soient sortis du terrain, car ce qui s’est passé hier est inacceptable. En tant que footballeur professionnel, je n’ai jamais été confronté à du racisme, mais plus jeune oui. Ce fut un choc. J’ai des amis qui l’ont déjà affronté sur le terrain. Ça doit s’arrêter. Les joueurs doivent prendre position et à mon sens, ils ont bien fait d’arrêter de jouer. »