Un parcours qui inspire le respect

« J’ai effectué toute ma formation à Saint-Etienne, d’où je suis originaire. J’y suis resté jusqu’à mes 17 ans, après la coupe Gambardella que j’ai d’ailleurs remportée avec l’ASSE en 1998. Je suis ensuite parti une année à Clermont Foot (National), puis en 2000, j’ai signé au FC Nantes où j’ai commencé ma carrière professionnelle. J’y ai connu un titre de champion dès ma première année (2001), l’Équipe de France Espoirs, mais aussi A, puisque j’ai été convoqué 5 fois, sans toutefois être jamais entré en jeu. C’est d’ailleurs peut-être le plus grand regret de ma carrière. J’ai ensuite passé 10 ans au PSG, avec un nouveau titre de champion (2013), puis 8 ans à Rennes, dont 5 en tant que joueur, et 3 comme Coordinateur Sportif. J’ai eu la chance de remporter tous les titres en France (2 titres de champion, 3 Coupes de France en tant que joueur et 1 en tant que dirigeant, 1 Coupe de la Ligue, 1 Trophée des Champions). »
 

Coordinateur sportif, un poste clé

« D’abord, il faut savoir que c’est vraiment un métier vers lequel je voulais me diriger après ma carrière de joueur. J’ai raccroché les crampons à 37 ans et j’ai immédiatement enchaîné avec un diplôme de Manager Général, au CDES de Limoges. Quand on est joueur, on n’a pas forcément connaissance de tous ces petits détails qui font qu’une équipe fonctionne, de tout ce qu’il faut mettre en œuvre autour d’un groupe pour obtenir des résultats. Aujourd’hui, mon rôle consiste justement à faire le lien entre les joueurs, l’entraîneur et le Président. D’être à la fois proche des joueurs, dans la joie et la bonne humeur, mais aussi d’imposer le niveau d’exigence voulu par le Président. Il s’agit donc de régler le moindre petit détail pour que l’équipe soit la plus performante possible. J’ai également d’autres missions liées au centre de formation, ou encore aux protocoles d’avant-match. »

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Un passé d’ancien joueur forcément précieux

« Même si le football a changé en 18 ans, que les mentalités ne sont plus les mêmes, je sais, de par mon passé de footballeur, ce dont les joueurs ont besoin pour être performants. J’ai eu la chance d’évoluer avec de grands joueurs, notamment à Paris, comme Zlatan Ibrahimovic, Marco Verratti, Thiago Silva et d’autres. En voyant leur façon d’aborder leur métier, je m’apercevais qu’en France, nous n’étions à l’époque peut-être pas aussi exigeants qu’à l’étranger sur les « à côtés », l’entraînement invisible... Tout cela m’a permis de comprendre certains petits détails. J’en parle beaucoup avec le coach, mais uniquement dans le domaine extra-sportif. Je n’interviens évidemment pas du tout sur les questions liées au terrain, à la tactique. Ça, c’est le travail du coach et du staff. Et ils le font très bien. »
 

Le LOSC ? Un club qu’il n’a pas souvent battu

« J’ai souvent croisé la route du LOSC lorsque j’étais joueur. Et j’ai toujours eu une belle image du club. D’ailleurs, de mémoire, je n’ai pas dû souvent battre le LOSC. Il me semble même qu’avec Paris, à un certain moment, Lille était un peu notre bête noire… (sourire). Je me souviens d’ailleurs très bien du titre lillois de 2011, puisqu’ils l’ont gagné au Parc des Princes, quelques jours après nous avoir battus en finale de la Coupe de France. Cette saison-là, ils étaient en pleine bourre et ils méritaient leur doublé. J’ai aussi connu pas mal de joueurs passés par le LOSC, comme Mickaël Landreau, David Rozehnal, Christophe Landrin, Stéphane Pichot, mais aussi d’autres que je connais sans pour autant avoir joué à leurs côtés comme Florent Balmont ou Franck Béria. »
 

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Un groupe très travailleur

« Ce qui m’a frappé après une semaine ici au contact du groupe ? Je dirais sa qualité, mais surtout son travail à l’entraînement. Que ce soit avant ou après les séances, tous les joueurs de cette équipe ont un côté très travailleur. Et ça, quand on a été footballeur, on le remarque tout de suite. On voit immédiatement si untel ou untel est un bosseur. Et là, je me suis aperçu qu’ils étaient tous très demandeurs. C’est aussi je pense ce qui fait l’une des forces du LOSC. »
 

Un ancien coéquipier chez les Dogues

Je suis très content de retrouver Benjamin André (sourire). Je me suis toujours bien entendu avec lui, que ce soit quand j’étais son coéquipier ou après, en tant que Coordinateur Sportif. D’ailleurs je m’aperçois que Benji est toujours aussi compétiteur qu’il l’était quand je l’ai connu comme joueur. Quand il perd un match, un ballon ou un petit jeu à l’entraînement, on voit qu’il n’est pas content. Et ça, c’est une bonne chose. »

 

Un baptême du feu réussi face à Reims

« Dimanche dernier face à Reims, je ne vais pas dire que j’étais stressé, mais un peu quand même (sourire). J’étais vraiment content de la victoire. Quand tu arrives dans une nouvelle organisation, tu n’as pas envie de passer pour le chat noir (il se marre). Ce match, je l’ai donc d’abord appréhendé par rapport à la victoire, car on sait que plus on va avancer dans la saison et moins on aura le droit à l’erreur. Il était donc important de l’emporter. Au final, j’ai vécu une soirée un peu stressante, mais qui s’est bien goupillée, donc pour un baptême du feu, c’était très bien. Je tiens d’ailleurs à remercier mes collègues Aurélien, Lucie, Mehdi ou Hamid qui m’aident énormément à m’adapter très vite et très bien à l’organisation de travail. »
 

Rennes ? Un match important

« Dimanche prochain, on va à Rennes, mon ancien club. Il faut laisser son histoire personnelle de côté et ne penser qu’à la réussite du LOSC, à la continuité de notre série en cours, même si bien évidemment, je suis content de croiser certaines personnes avec qui je m’entends très bien. Mais aujourd’hui, je suis surtout concentré sur l’avant-match et mes missions qui consistent à aider le coach et les joueurs dans la préparation de cette rencontre très importante sur le plan comptable. »

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