Salut Rocco. Peux-tu te présenter aux supporters lillois ?
Je m’appelle Rocco Ascone, je suis né le 12 septembre 2003 à Lille. J’ai commencé le foot dès 3 ans. D’abord en Futsal à Villeneuve d’Ascq, car à cet âge-là, on ne peut pas encore jouer en club. À 5 ans, j’ai pris ma première licence au Villeneuve d’Ascq Métropole (VAM), puis l’année d’après à Marcq-en-Barœul et la suivante à Wasquehal. J’ai ensuite rejoint le LOSC quand j’avais 8 ans et demi, avec Michel Vandamme. C’est vrai que j’ai beaucoup changé de club au début (sourire), car à chaque fois j’allais à un niveau supérieur.
 
Comment intègre-t-on le LOSC quand on a 8 ans et demi ?
J’ai participé à des détections. On était une centaine au premier tour. J’ai été pris pour le suivant, puis encore pour celui d’après. Et au final, j’ai été retenu parmi les 20 joueurs qui allaient intégrer l’équipe U8 du LOSC. Pour moi, c’était un rêve qui se réalisait. Je me souviens encore du jour où mon père me l’a annoncé, j’étais tout excité. J’ai toujours été un grand supporter du LOSC. J’allais au Stadium avec mes parents.

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Justement, ça fait quoi de porter le maillot du club de son cœur ?
C’était une immense fierté. Et ça l’est encore aujourd’hui, d’ailleurs. J’ai toujours beaucoup travaillé pour rester. Au début, le premier objectif était d’entrer au collège Lavoisier de Lambersart, qui est affilié à la préformation du LOSC. Ensuite, c’était d’intégrer le centre de formation au Domaine de Luchin. J’ai eu la chance de réaliser ces deux rêves, alors je continue (sourire). Parmi les 20 joueurs de mon équipe U8, nous ne sommes plus que deux aujourd’hui, avec Baptiste Rolland. Je sais que beaucoup de jeunes rêveraient d’être à ma place, j’en ai conscience. C’est pour ça qu’à chaque entraînement, je me donne à fond pour ce maillot.
 
DSC05719_2100-2100-rgb.jpgQuels joueurs te faisaient rêver quand tu étais enfant ?
(sans hésiter) Moi, c’était Eden Hazard. J’aimais aussi beaucoup Gervinho et Moussa Sow. C’était l’époque du doublé 2011, un moment inoubliable pour tous les supporters. Sur le terrain, en tant que milieu, j’essayais de m’inspirer de Florent Balmont et Rio Mavuba, mais mon idole absolue a toujours été Andrea Pirlo. Je suis d’origine italienne par mon père qui est supporter du LOSC, mais aussi de la Juventus. Moi, je préfère l’AC Milan. C’était d’ailleurs cool de les voir contre Lille cette saison en Europa League…
 
Et tu étais pour qui, du coup ?
Pour Lille, évidemment (il se marre) J’ai aimé le Milan quand j’étais plus jeune, à l’époque de Ronaldinho. Mais je suis Lillois avant tout.
 
Tu es au LOSC depuis l’âge de 8 ans. Tu en as aujourd’hui 17. En prenant un peu de recul, qu’est-ce que ce club t’a apporté ?
Tout. Le LOSC m’a tout apporté. C’est simple, il m’a donné la maturité, il m’a fait grandir. Aujourd’hui, je dois tout à ce club. Dans un centre de formation d’élite comme celui du LOSC, tu progresses très vite, surtout quand tu as à la chance d’avoir été parfois surclassé, d’avoir pu t’entraîner avec les plus grands. Aujourd’hui, j’ai 17 ans, je suis dans le groupe réserve et on sent déjà que certains sont plus matures, ils m’apportent de l’expérience. C’est précieux.
 
Tu as aussi enfilé le maillot des Bleus ces dernières années. Tu nous racontes ?
J’ai connu l’Équipe de France en U16, U17 et U18. La sélection me permet d’acquérir de l’expérience, de me jauger avec des joueurs qui évoluent dans les meilleurs clubs. Je le vois comme un plus dans ma carrière, mais je n’oublie pas que mon quotidien, c’est le LOSC.
 
L’an dernier, tu as découvert la Youth League. Quelle expérience en retires-tu ?
Quelque chose de très enrichissant, qui ressemble d’ailleurs pas mal à ce que je peux ressentir en sélection. La Youth League est une compétition d’élite face aux meilleurs clubs d’Europe. Le niveau y est plus intense, plus réfléchi. C’est quasiment du football d’adulte. J’étais dans le groupe à presque tous les matchs, je ne rentrais pas en jeu au début, mais rien qu’en regardant, je m’inspirais des joueurs. Puis j’ai eu l’opportunité de disputer le dernier match de poules à Chelsea (1-1), ainsi que les 1/16èmes de finale chez les Danois de Midtjylland (1-1, 7 tab à 6).

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Sur le terrain, quel type de joueur es-tu ?
Je suis un milieu de terrain qui aime monter, se projeter vers l’avant. Je me situerais plutôt comme un box to box, avec une assez bonne technique, même si je dois encore beaucoup progresser dans tous les compartiments et notamment sur le plan défensif et physique. Je suis en train de prendre un peu de masse musculaire, je le sens. C’est important, car si je veux aller en pro un jour, je dois être plus costaud. Parce que là-bas (du menton, il désigne le bâtiment pro), ils sont tous physiques.
 
En parlant des pros, tu as effectué plusieurs séances avec le groupe dirigé par Christophe Galtier, cette saison. Comment as-tu été reçu par les joueurs pros ?
Vraiment très bien. Quand ils voient des jeunes arriver, ils les intègrent bien, ils nous parlent, nous disent comment faire les choses. J’écoute beaucoup, j’essaye aussi de m’inspirer des milieux de terrain, notamment Benjamin André, Renato Sanches, Bouba Soumaré, Xeka… Je vois ce qu’ils font à l’entraînement et j’essaye d’appliquer les mêmes choses. C’est comme ça qu’on progresse. Il m’est aussi déjà arrivé de leur demander des conseils sur comment s’orienter, des petites choses qui peuvent faire progresser mon jeu.

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Le 25 juillet dernier, tu as connu tes toutes premières minutes chez les pros, en amical contre Bruges (2-0). Quel souvenir en gardes-tu ?
Ah, ça… (ses yeux brillent) Comme je vous l’ai dit, je ne réalisais pas du tout. Même mes parents n’ont pas vraiment réalisé de voir leur fils jouer quelques minutes chez les pros. Ils étaient fiers. C’était incroyable d’être là, dans un grand stade comme celui-là. Et puis c’était Bruges, une grande équipe. C’était vraiment cool…
 
Pour finir, récemment, tu as pu retrouver le plaisir des matchs amicaux avec la réserve ces dernières semaines. Ça t’a fait du bien de rejouer ?
Oui ! Ça nous a tous fait énormément de bien de pouvoir refaire des matchs (la N3 est autorisée par les instances à disputer des rencontres amicales, uniquement entre centres de formation professionnels, dans le respect de règles sanitaires très strictes). C’est bien de s’entraîner, mais rien ne remplace les matchs. Nous n’avions pas perdu nos repères, car on ne s’est jamais arrêté, les séances étaient toujours aussi intenses, avec des charges de travail élevées. Rien que de pouvoir rejouer avec les maillots, ça nous a fait plaisir, ça nous avait manqué (sourire).
 
Merci à Rocco Ascone pour sa disponibilité.


Les Ascone ? Une famille de Dogues

Dans la famille Ascone, je voudrais… Les cousins, eux aussi passés par le centre de formation du LOSC.
 
« Quand je suis arrivé au LOSC, mes deux cousins jouaient déjà au club. Il y avait Mario (2002), qui était en U9 et Angelo (1999) qui jouait avec les U11. Aujourd’hui, l’un évolue à Marcq et l’autre à Wasquehal, en National 3. J’aurais d’ailleurs pu les affronter cette saison avec la réserve, mais vu que le championnat a été arrêté, je n’ai malheureusement pas pu encore les croiser sur le terrain. »
 


Rocco Ascone

Né le 12 septembre 2003 à Lille
Milieu de terrain
1m80 – 67kg
Clubs successifs : Villeneuve d’Ascq Métropole, Olympique Marcquois Football, ES Wasquehal, LOSC (depuis 2011)

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