Avec quelques jours de recul, comment analyses-tu votre nul obtenu à Monaco (0-0) ?
C’était un match très tactique face à une bonne équipe, qui aime jouer au ballon. Nous avons surtout bien défendu, sans réussir à se créer beaucoup d’occasions. Au bout du compte, on repart avec un point dans un rendez-vous qu’il ne fallait surtout pas perdre, contre un concurrent direct. On conserve aussi notre place de leader. Il reste aujourd’hui neuf matchs de championnat, nous allons tout donner pour ne rien regretter à la fin, sans pression. 

Tu résumes là toute l’approche de votre groupe cette saison : prendre les matchs comme ils viennent, sans pression…
Oui, c’est comme ça qu’on voit les choses. On ne regarde pas les autres, on se concentre sur nous et uniquement sur nous. Il faut vraiment se focaliser sur le match qui arrive et ne pas calculer, ne pas se précipiter. Les "gros" viendront de toute façon à un moment. Et quand ils viendront, il faudra tout faire pour les gagner, car ce sont nos concurrents directs. Mais en attendant, seul le prochain match compte.

Ce mercredi, on enchaîne une deuxième grosse affiche de suite. En Coupe de France, cette fois. Comment aborder ce rendez-vous face au PSG ?
De façon totalement différente d'un rendez-vous en championnat. Là, c’est la coupe, il y a encore moins de calcul à faire, pas de nul à tenir. Il faut jouer pour gagner. Dans l’état d’esprit, il faut être encore plus libéré et concentré sur ces 95 minutes pour gagner. (il répète) Gagner par n’importe quel moyen ! La Coupe de France, on y pense. C’est une compétition importante pour nous, indépendante du championnat où on veut finir le plus haut possible. Dans nos têtes, c’est clair : on ne négligera pas la coupe.

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Pour toi qui est formé au PSG, en quoi le fait de retrouver ce club est un moment spécial ?
C’est le club qui m’a formé, qui m’a lancé chez les pros et qui m’a mis en valeur et qui m’a appris ce métier. Pour ça, je le respecterai toujours. Mais le terrain, c’est le terrain et mon équipe, c’est le LOSC. Je vais tout faire pour qu’on se qualifie et seulement à la fin de match, je prendrai le temps d’aller discuter avec mes anciens coéquipiers du PSG.

Gardes-tu des amis dans cette équipe parisienne ?
Kylian (Mbappé) est un ami, on se connaît depuis notre jeunesse et on a joué ensemble. On échange souvent tous les deux, mais on ne parle pas trop de foot. On s’apprécie humainement, c’est un ami d’enfance, pas un collègue. Donc quand on discute, on parle d’autre chose. De basket, par exemple. C’est une passion commune. Sinon, j’ai aussi joué avec Presnel (Kimpembé) ou Colin (Dagba) en sélection.

À titre personnel, que penses-tu de ta saison, certainement la plus aboutie sur le plan statistique (7 buts, 7 passes décisives toutes compétitions confondues, pour le moment) ?
Statistiquement, c’est ma meilleure saison, oui. Enfin surtout en termes de buts, car au niveau des passes décisives, je ne suis pas encore à mon meilleur total (10 en 2018-2019). Je pense avoir franchi un palier devant le but et ça me fait très plaisir. Si je peux réussir à en marquer un peu plus qu’avant où j’étais souvent bloqué à trois par an, alors je prends. Le coach m’utilise aussi selon les besoins de l’équipe. Il sait que je peux répondre présent sur le côté ou dans l’axe, que je sais m’adapter à l’équipe. C’est le plus important.

Une autre statistique intéressante (et surprenante) : tu n’as jamais raté un seul match de Ligue 1 depuis que tu es au LOSC. Tu as participé à 95 rencontres sur 95…
C’est vrai que je ne prends pas beaucoup cartons. Mon jeu est focalisé sur le ballon, sur la récupération et sa transmission. Après, le coach m’utilise pour aider l’équipe, il sait que je vais toujours tout donner. Notre entente est bonne.

PSG-LOSC en 1/8ème de finale de la Coupe de France, c’est ce mercredi (coup d’envoi à 17h45) au Parc des Princes. A suivre sur France 2 et Eurosport 2.

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