Comment tu te sens après ce beau week-end de foot ?
Très bien. Je suis content, toute l’équipe est contente d’avoir gagné un rendez-vous important à Paris (0-1). Nous avions huit matchs à jouer jusqu’à la fin de la saison. Nous avons remporté le premier. Ce n’était pas évident, contre une très, très bonne équipe. Il ne fallait surtout pas perdre contre le PSG. Il était indispensable de repartir du Parc des Princes avec des points. C’était le message du coach avant le match, celui de tout donner. C’était comme une finale. Nous avons bien joué le coup et l’avons emporté. C’est le plus important.

Dans vos têtes, y avait-il le souvenir de cette défaite en Coupe de France face au même adversaire, dans le même stade, deux semaines plus tôt ?
Oui et non. Chaque match est différent. En Coupe de France aussi, nous voulions gagner et je trouve que nous avions plutôt bien joué, mais nous n’avions pas su nous montrer efficaces. Cette fois, nous l’avons été. Jonathan (David) a marqué assez vite, ce qui nous a donné de la force dans ce match. Ce but a été très important et mentalement, nous étions préparés. Si bien qu’en deuxième mi-temps, toute l’équipe a fait les efforts nécessaires pour aller chercher la victoire. Maintenant, on passe à autre chose, il faut penser à la suite.

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Peut-on dire que le sprint final est lancé ?
Je pense que oui. Les 7 matchs qui arrivent vont être déterminants. Il faut les prendre comme ils viennent, match par match, sans stresser. On se concentre d’abord sur ce déplacement à Metz qui ne sera pas facile, sans penser à la suite, sans penser aux autres. Nous devons rester humbles et dans le travail. Il n’y a que ça qui compte

Tu en as parlé, vendredi (21h) c’est Metz, une équipe réputée pour être bien organisée. Comment contourner ce genre de système ?
Il faudra saisir chaque opportunité et marquer le plus tôt possible, si on veut gagner. Quand tu inscris le premier but, ça change tout le match, tu fais le plus dur et ce, contre n’importe quel adversaire. Car à 1-0, tu ne défends plus de la même façon et l’adversaire n’attaque plus non plus de la même façon. Pour marquer, il faut continuer de bien jouer, rester solide, jouer ensemble. L’objectif est d’aller chercher quelque chose à Metz pour rester dans la course.

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À titre personnel, comment te sens-tu ?
De mieux en mieux. Je suis content de faire partie de cette belle équipe et je vais tout donner. Nous avons la confiance du coach et du président que je remercie. On sent une force collective, un état d’esprit. Nous avons tous envie de jouer les uns pour les autres. On est jeune, on a la dalle et il y a beaucoup de compétition, de concurrence saine entre nous. Ça nous pousse à donner plus. Il n’y a aucune jalousie, aucun égo. Nous sommes tous là pour jouer avec nos coéquipiers, pour se battre pour l’équipe. Je trouve qu’il y a une excellente dynamique et ça commence par celle qu’insuffle le coach.

Les supporters lillois découvrent-ils le "vrai" Tim Weah ?
(il sourit). Je l’espère. J’ai vécu une mauvaise saison dernière à titre individuel, avec des blessures. Je l’ai oubliée et je prends maintenant cette saison comme une saison de récompense pour mon travail. Je commence à jouer beaucoup de matchs, à marquer quelques buts. Pour moi, le plus important est d’enchaîner, de progresser, de prendre confiance, de travailler pour l’équipe. Les buts viendront naturellement ensuite.