Adama, bonjour. Tu figures cette saison parmi les joueurs les plus utilisés par Frédéric Antonetti. Comment expliques-tu cette progression ?
J’ai connu pas mal de pépins physiques ces dernières années, mais aujourd’hui je fais plus attention. J’ai aussi changé ma façon de m’entraîner, en travaillant beaucoup à côté. Je ne relâche pas mes efforts pour garder ma place dans ce onze. Chaque match disputé me permet aussi de progresser un peu plus. Je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin.

Tu as su saisir ta chance cet été…
Lorsqu’un nouveau coach arrive, chaque joueur a naturellement envie de lui prouver sa valeur, qu’il mérite d’avoir sa chance. En septembre, je me suis blessé, mais j’ai beaucoup travaillé pour revenir et ne pas gâcher la chance qui m’avait été donnée en début de saison. Puis Frédéric Antonetti est arrivé. C’est un très bon formateur, j’apprends beaucoup à ses côtés. J’ai eu l’opportunité de jouer, même si la concurrence est toujours très forte.

Tu as souvent évolué avec Renato Civelli cette saison. Qu’en retires-tu ?
Renato est un joueur d’expérience, un grand défenseur. Je ne peux qu’apprendre à ses côtés. Il parle beaucoup sur le terrain, c’est quelque chose d’important. D’ailleurs, s’il y a bien un domaine dans lequel  je dois progresser aujourd’hui, c’est surtout celui de la communication. Il faut que je m’exprime davantage, que je donne plus d’indications à mes coéquipiers pendant la rencontre. 

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En janvier, tu es aussi devenu buteur. Tu as ajouté une nouvelle corde à ton arc ?
J’ai eu la possibilité de marquer et je l’ai saisie. J’espère que d’autres buts viendront vite. Contre Bordeaux (5-1, 16/01/16), je venais de commettre une erreur qui nous avait coûté chère. Il fallait vite passer à autre chose et quoi de mieux que de permettre à l’équipe de se relancer ? Face à Caen (1-0, 03/02/16), je me démarque au premier poteau, je coupe la trajectoire du ballon de la tête et ça fait mouche. Ma célébration ? Marquer un but est une vraie délivrance, surtout en ce moment. J’ai voulu danser pour fêter cela mais à chaque fois, mes partenaires sont arrivés sur moi et m’en ont empêché (sourire).

« Je suis certain que nous pouvons rectifier le tir »

Que penses-tu du mois de janvier qui vient de s’écouler ?
Nous avons disputé beaucoup de matchs que nous n’avons pas forcément bien négociés. Si la demi-finale face à Bordeaux nous a permis de valider notre ticket pour le Stade de France, nous avons surtout perdu beaucoup de points en championnat. Il faut absolument travailler sur nos fins de matchs, montrer que l’on est capable de conserver notre avance au tableau d’affichage comme nous l’avons fait face à Caen. Je suis certain que nous pouvons rectifier le tir. 

Face à Rennes, dimanche, vous avez de nouveau pêché dans les dernières minutes (1-1)…
Oui, on a vécu un mauvais remake du match aller (1-1, 18/09/15). Nous avons eu des occasions pour faire le break. On s’est alors retrouvé à dix après l’expulsion de Sofiane (Boufal) et malheureusement, j’ai fait le mauvais choix lors d’un tacle dans la surface de réparation. Le ballon a rebondi sur ma main et l’arbitre a sifflé pénalty…

Samedi, tu pourrais vivre ta première au Parc des Princes. Qu’attends-tu de cette rencontre ?
Le match face au PSG sera particulier pour moi puisque je suis originaire de Fontenay-aux-Roses (92). C’est un club qui ne cesse de grandir et qui attire aujourd’hui les plus grands joueurs. Je m’attends à un très bon match. Ma famille et mes amis seront en tribunes. L’objectif pour nous sera de prendre au moins un point. Il ne faut pas se rendre à Paris défaitistes. Je crois en nous, nous sommes des compétiteurs avant tout. 

Merci à Adama Soumaoro pour sa disponibilité. Rendez-vous Twitter (@losclive), samedi (17h), pour suivre la rencontre PSG-LOSC et soutenir les Dogues !