Un concert rock (The Boxer Rebellion) en levé de rideau, une ambiance exaltée en tribunes : ne cherchez pas, ce LOSC-OM-là - qui marque le grand lancement de RED dingues du LOSC, acte II - est à ranger au rayon des moments marquants de la saison. Côté terrain, pas de surprises. Ménagés, jeudi face au PFC Levski Sofia (1-0) en Europa League, Rami, Debuchy, Mavuba, Cabaye, Gervinho et Sow font leur retour dans le onze de départ. Notons également le coup d’envoi fictif donné par un jeune supporter lillois atteint d’un cancer, symbolisant la mobilisation du LOSC et du Conseil Régional du Nord-Pas de Calais pour cette cause. La première situation franche, elle est imminente et à mettre à l’actif de Cabaye. Sa puissante frappe du gauche à l’entrée de la surface est repoussée en catastrophe et en deux temps par le portier olympien (2è).

Au four et au moulin comme Cabaye

Dans le camp lillois, le danger porte un nom : Yohan Cabaye. Après avoir lancé Gervinho qui manque sa reprise devant le dernier rempart phocéen (13è), il travaille superbement un coup-franc que Mandanda enlève avec habileté de la lucarne (22è). Et puis vient ce mouvement collectif dont il est (encore) à l’origine. Au sortir d’un centre d’Hazard côté gauche, le cuir revient plein axe sur notre numéro 7, qui d’une volée pleine de sang froid, ajuste le but phocéen et ouvre le score (1-0, 26è). La réplique marseillaise est timide : la frappe lointaine de Gignac est captée sans difficultés par Landreau (40è). Au petit jeu des occasions franches, le LOSC est devant, et pas qu’un peu. L’illustration sur ce double coup de tête signé Hazard, parfaitement bloqué par Mandanda (42è), ou encore sur ce coup-franc missile propulsé par Rami des 25 mètres et dévié des deux points par le gardien de l’OM (46è). Les 22 acteurs en restent là au terme de 45 premières minutes, on peut le dire, globalement dominées par les Lillois.
 

Rémy décroche la toile d’araignée et glace l’ambiance

Ça repart fort en seconde période, les occasions franches pleuvent sur les deux buts. Gignac (50è et 52è) puis Gervinho (53è) font frémir le Stadium avant que Rémy, sur la contre-attaque qui suit, fait trembler les filets d’une superbe frappe limpide en lucarne (1-1, 54è). Le LOSC joue clairement de malchance. Sur un nouveau coup-franc direct de Cabaye, Mandanda repousse le cuir d’un réflexe exceptionnel (57è). Dans le style qui le caractérise, Gervinho s’échappe quant à lui sur le côté gauche. Après avoir repiqué dans l’axe, il décoche une frappe contrée qui frise le montant gauche du but olympien (65è).
 

Lucho saisit la balle au bond, Rémy tue le match

Ça sent le K.O. D’un côté comme de l’autre, une étincelle suffirait à faire basculer la rencontre. Malheureusement pour les Dogues, elle intervient en faveur des visiteurs. À la réception d’un centre repoussé dans l’axe par la défense lilloise, Lucho, frappe…et marque d’un tir contré (1-2, 71è). À vingt minutes du terme, Obraniak remplace Balmont (74è). Côté marseillais, le réalisme ne se défile pas. Ainsi, sur un corner tiré côté droit, Rémy signe le doublé d’un coup de tête destructeur et tue le match (1-3, 80è). Ultimes changements pour le LOSC : Hazard et Cabaye cèdent leur place à Lyng et Gueye (83è) pour les dernières minutes. Triste fin de match pour des Lillois qui méritaient vraiment mieux, à l’image de cette incursion de Lyng sur l’aile droite, dont le centre n’est bonifié ni par Gervinho, ni par Sow (90è). On n’ira pas plus loin, le LOSC s’incline face au champion, 1-3.