Salut Mike. Tu viens de prolonger ton contrat avec le LOSC jusqu’en 2022. Comment accueilles-tu cette nouvelle ?
Comme une récompense de mes efforts et de ma patience. Cela prouve que le club a confiance en mes capacités et veut construire l’avenir avec moi. Je suis arrivé ici en tant que numéro 2 avec l’objectif de m’imposer. Aujourd’hui, je suis numéro 1, j’aspire maintenant à continuer de progresser et j’espère aider le club à retrouver la place qui devrait être la sienne au classement. Le projet du LOSC est bon, j’y crois dur comme fer.
 
Tu es aujourd’hui l’un des joueurs les plus anciens du vestiaire lillois. En quoi ce rôle est-il nouveau pour toi ?
Notre équipe est relativement jeune. Je ne suis pas vieux non plus, mais je suis au club depuis deux ans et demi. Ma mission consiste donc aussi, avec les autres cadres, à aider les nouveaux dans leur intégration, à les placer sur le bon chemin, de la même façon que les anciens m’avaient accueilli lorsque je suis arrivé, en 2015.
 
Un petit mot sur Christophe Galtier et sa méthode…
(enthousiaste) Ça se passe très bien. J’apprécie sa façon de travailler, il apporte sa niaque, sa grinta. Il parvient à trouver les mots justes pour nous motiver et nous donner confiance, son discours passe bien. Je suis certain que ça finira par payer. Cela ne fait que quelques semaines qu’il est arrivé. Même si je sais qu’il nous en manque, il faut laisser le temps.

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Aujourd’hui, c’est le PSG qui se présente au Stade Pierre Mauroy. Un (gros) match forcément particulier pour toi, n’est-ce pas ?
Bien sûr. C’est toujours spécial de rejouer contre mon club formateur, celui dans lequel j’ai grandi et où je garde encore des amis. Même quand j’aurai trente ans, affronter le PSG restera particulier. Mais aujourd’hui, c’est la première fois que j’affronte les Parisiens ici, dans notre stade, en tant que numéro 1. Ça me fait vraiment plaisir de les jouer à la maison. Je n’ai rien à prouver au PSG, il n’y a pas de sentiment de revanche. Les seuls à qui je dois démontrer des choses, ce sont les dirigeants lillois et les supporters.
 
Rabiot, Kimpembé… Tu vas retrouver plusieurs quelques potes ce samedi ?
Oui, j’ai été formé avec eux et je les connaissais même avant d’arriver au centre de formation du PSG. On s’affrontait souvent avec nos clubs amateurs respectifs. Puis nous sommes devenus équipiers pendant des années et maintenant on redevient adversaires. C’est le football. Ça ne nous empêche pas de rester en contact. Notre relation est plus profonde que cela.
 
Côté terrain, à quel genre de rencontre doit-on s’attendre ?
Je mentirais si je disais que c’est un adversaire comme un autre. Chacun sait que le PSG est la meilleure équipe de France, la plus scrutée aussi. Pour autant, on doit tout faire pour aborder ce match comme tous les autres et entrer sur le terrain avec l’envie de gagner. À l’aller (3-1), nous avons réalisé une bonne prestation, mais je regrette que nous nous soyons seulement mis à jouer lors des 20 dernières minutes. Cette fois, ce sera chez nous, devant nos supporters. Ça change tout. Mais ce sera un match coriace, ça c’est clair.