Ibrahim Amadou (capitaine du LOSC)


 
 

Une entame réussie face aux Canaris

« Je trouve que pour une première, c’était plutôt bien, mais n’oublions pas que ça ne reste qu’un premier match. Et contre Strasbourg, il faudra être capable de réitérer le même genre de performance. Ce qui m’a plu ? C’est le fait d’avoir réussi à mettre trois buts, sans en avoir encaissé. Maintenant, on doit encore progresser tactiquement. Car Nantes a dominé pendant 10-15 minutes et il faut faire en sorte que cette tendance change sur les prochains matchs. »
 

Un des plus anciens du groupe

« Il y a eu beaucoup de changements à l’intersaison, je suis d’ailleurs l’un des seuls à avoir débuté le championnat l’an passé. La prépa’ nous a fait progresser, on sent vraiment un grand changement, notamment au niveau des attitudes. Et puis chaque jour, il y a une pesée pour que chacun surveille son poids. Du coup tout le monde fait attention. »
 

Un nouveau capi’ fier du brassard

« Le brassard ? C’est parce que je suis l’un des plus anciens du groupe. C’est un choix du coach, je l’accepte et j’en suis très fier. Je le vis normalement, j’essaye de faire en sorte que la vie du groupe fonctionne au mieux. Ensuite, ça me donne forcément plus de responsabilités. On n’a pas le droit à l’erreur car on se doit de montrer l’exemple aux autres. Mais ça ne me change pas du tout. »

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Français, Anglais option Espagnol

« Le but est de jouer vers l’avant, en essayant de trouver le chemin des filets. Il faut aussi faire en sorte de ne pas concéder de but. Cette philosophie de jeu, on veut l’appliquer chaque week-end, que ce soit à l’extérieur ou à domicile, peu importe. Le groupe est jeune et vit bien ensemble. On se parle entre nous et le fait qu’on soit de la même génération, ça nous aide à mieux se comprendre. En quelle langue ? En français, en espagnol ou en anglais. On s’adapte. Les nouveaux aussi font des efforts dans ce sens. »
 

Un coach proche de ses joueurs

« Le coach nous parle beaucoup, même à chaque entraînement. Après chaque exercice, il vient échanger avec nous, nous demande comment on le ressent et nous explique pourquoi il fait ça. II nous sonde aussi pour savoir si les entraînements sont durs, pour les alléger si besoin à l’approche du match. Bref, Marcelo Bielsa est très proche de ses joueurs. »
 

Être la belle surprise de la saison

« On se sent prêt à enchaîner les matchs. Je pense qu’on pourrait être une belle surprise cette saison dans ce championnat. Mais concentrons-nous déjà sur notre déplacement à Strasbourg. On sait que ça sera compliqué chez eux. J’y ai joué avec Nancy, ce n’est jamais simple. On a tout pour réussir ce match, mais il faudra le montrer sur le terrain et pas seulement en parlant. »
 

Marcelo Bielsa (entraîneur du LOSC)


 
 

Aller à Strasbourg avec les mêmes intentions

« Le positif de notre match contre Nantes ? Je dirais l’intensité de jeu dont on a fait preuve pendant une grande partie de la rencontre. Maintenant, ce qu’il faut améliorer, c’est d’éviter les phases de jeu où l’adversaire nous vole la vedette. On doit adopter le même comportement que celui qu’on a eu après notre ouverture du score. Nous irons à Strasbourg avec les mêmes intentions de jeu, à savoir de dominer l’adversaire pour aller chercher une nouvelle victoire. Mais parfois, notre adversaire peut nous imposer les siennes. On veut gagner et le chemin le plus court pour y parvenir est de dominer. »

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Trop tôt pour tirer des conclusions

« En ce moment, on doit se convaincre de nos possibilités. Et un seul match ne nous permet pas de tirer des conclusions. On peut analyser chaque prestation, mais il faudra un cycle de 8-10 matchs pour pouvoir en tirer les premiers enseignements. Strasbourg ? Les joueurs sont habitués à jouer ensemble, ils sont sur la dynamique de leur montée. Ce sont donc des points forts pour eux. Ça ne sera pas simple dimanche, comme à chaque match officiel. Nous respectons notre adversaire, mais nous ferons tout notre possible pour tenter de l’emporter. »
 

Benzia ? Un joueur généreux

« Benzia a une particularité qu’on ne voit pas souvent chez les joueurs créatifs. Il parcourt beaucoup de terrain afin de bien recevoir la balle. Le concernant, c’est une véritable valeur ajoutée. Maintenant, il est trop tôt pour évaluer tout changement dans son jeu. Je n’en suis pas responsable. S’il s’améliore, c’est seulement parce qu’il fournit les efforts nécessaires et qu’il a le soutien du collectif. Il crée des déséquilibres par ses dribbles, il lui faut trouver un certain équilibre, ce qu’on atteint avec l’expérience. Ce qui le distingue, c’est sa générosité, pas son individualisme. C’est un joueur très généreux, qui réfléchit et qui est très autocritique. Tout cela porte à croire qu’il aura un bel avenir… »
 

Amadou ? Le choix des joueurs

« Je l’ai nommé capitaine, mais ce sont surtout les joueurs qui l’ont choisi. Amadou doit représenter l’équipe au niveau individuel. Il doit être le leader et avoir plus d’obligations que de droits. Il doit plus aider que demander de l’aide. Les joueurs doivent choisir un capitaine qui a tous ces critères. Humainement parlant, ça doit être quelqu’un de bien et je pense qu’Amadou l’est. C’est pour ça que ses partenaires l’ont choisi. »

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Le tango argentin en plein cœur de Lille

« Mon bizutage ? Tout le monde chante, je devais donc le faire et assumer. C’est une chouette coutume. On doit surmonter sa timidité mais je chante vraiment mal (sourire). D’ailleurs, je vais vous raconter une anecdote. Dimanche dernier, après le match, je me suis promené sur Lille. Et je suis tombé sur de la musique interprétée par des Argentins et des amateurs de tango (à la Vieille Bourse). Sur le moment, je me suis senti très fier d’être argentin. J’ai eu ce sentiment d’intégration entre les différentes cultures. Je suis resté plus d’une heure à les regarder et les écouter. Tout ça pour dire que comparé à ma prestation devant les joueurs, je ne chante vraiment pas bien (il sourit). »
 

Prendre du recul pour mieux décider

« Mon fonctionnement ? J’ai toujours été le même. Je dois commander, prendre des décisions et cela exige parfois un certain recul, une distance. L’entraîneur doit gérer les envies des 18-20 joueurs de son effectif. Il est impossible de satisfaire tout le monde à 100%. Et parfois, on peut blesser à travers une décision. Alors la proximité peut parfois gêner dans ce sens-là. Mais il n’y a rien de plus agréable que de gérer une équipe de près. »
 
#RCSALOSC, c’est ce dimanche (15h), au Stade de la Meinau.