Christophe Galtier, bonjour. Quel est votre premier sentiment après votre prolongation ?

Heureux ! Ça faisait un certain moment qu’on en parlait avec le Président et la direction du club. Tout s’est déroulé de manière très naturelle, nous sommes vite tombés d’accord sur le principe et il ne restait qu’à formaliser les choses. Je suis vraiment très content de la confiance que me témoigne mon Président, mais aussi fier d’être pour deux saisons encore l’entraîneur de ce magnifique club.

On sent une vraie dimension collective dans le travail mené à la tête du LOSC. En quoi cette relation avec les dirigeants est-elle importante au quotidien ?

Je dirais même qu’elle est capitale. Je pense qu’il ne peut y avoir de résultats sur la durée sans une relation forte entre un entraîneur et son Président. Au LOSC, il y a aussi une personne très importante sur le plan sportif qui se nomme Luis Campos et avec qui j’entretiens une relation de qualité. Nous sommes très proches, nous collaborons toujours, et je dis bien toujours, dans l’intérêt de l’institution. Je suis une personne qui attache beaucoup d’importance aux relations humaines. Celles que j’ai ici depuis que je suis arrivé me conviennent énormément.

2_140.jpg


Il y a un an, l’hiver dernier, vous posiez vos valises à Lille. Concrètement, qu’est ce qui a changé depuis ?

On se trouvait dans une situation d’urgence. Il a donc fallu travailler dans un état d’urgence. Nous sommes arrivés à maintenir l’équipe et le Président a fait ce qu’il fallait pour maintenir le club. On a beaucoup échangé les uns avec les autres, toujours dans cet intérêt pour l’institution. Il a fallu changer la mentalité, moderniser, améliorer certaines choses sur un plan technique. Puis, une fois le maintien acquis, il a été question d’apporter de la fraîcheur et de l’expérience dans notre vestiaire. Ce fut un long travail pour constituer le meilleur effectif qui puisse correspondre à ce que j’attends d’un groupe à travers le jeu, l’expression collective.

Eh bien justement, à la mi-saison, quel bilan tirez-vous de cette première moitié de championnat ?

Il est très bon en termes d’état d’esprit et de points engrangés, évidemment, même s’il aurait pu être meilleur, notamment sur le mois de décembre et les matchs à domicile. Il est également positif en ce qui concerne la relation que nous avons tous ensemble. J’ai affaire à des joueurs très réceptifs, à l’écoute, capables de réagir. Ces six premiers mois n’ont été que plaisir et bonheur. Il y a maintenant une seconde partie de championnat durant laquelle il faudra maintenir un niveau d’exigence très élevé, ne pas fléchir et garder la même détermination pour qu’on puisse vivre une fin de saison excitante.

panoramic_fplos02112018_044.jpg
 

On l’a vu lors de votre passage chez les Verts notamment, vous êtes un bâtisseur, un homme de défis. Pouvez-vous nous expliquer justement en quoi consiste celui que vous vous êtes fixé ici ?

J’aime développer. Et le LOSC est un formidable endroit pour ça. Nous disposons de jeunes joueurs à fort potentiel qu’il faut faire grandir. Ça c’est quelque chose qui me plaît au quotidien. Je pense que le club peut aussi nous donner les moyens d’aller disputer l’Europe. L’objectif que j’aimerais transmettre à tous les collaborateurs du LOSC ces prochaines saisons serait donc de tout mettre en œuvre pour aller jouer ensemble des campagnes européennes. Car ce sont des choses extraordinaires à vivre.

panoramic_casse06102018_129(1).jpg


Même si vous êtes né et avez grandi à Marseille, on vous sait attaché à Lille. Quel est votre lien avec la région, le club, les Lillois ?

J’ai été marqué par l’accueil qui m’a été réservé lorsque je suis arrivé à Lille en tant que joueur, à 21 ans. Je m’y suis fait des amis avec qui je suis toujours en contact, 32 ans après. Je n’invente rien quand j’affirme qu’on trouve dans cette région beaucoup de chaleur. S’il y a bien un endroit où les relations humaines sont fortes et sincères, c’est bien ici dans le Nord. J’apprécie bien évidemment la ville, le Vieux-Lille où je vis, tout près de là où j’habitais quand j’étais joueur. J’y ai mes repères. Évidemment que le LOSC a changé. Il dispose maintenant d’infrastructures dignes des plus grandes écuries européennes, un cadre de travail exceptionnel. Tout ça fait que j’ai beaucoup d’attachement pour le club, la ville et les gens d’ici. Lille reste Lille, c’est toujours aussi beau, agréable à vivre.

Christophe Galtier, merci.

Avec plaisir. On se retrouve dans deux ans pour la même interview (clin d’œil).