Quel suspense ! Alors que la phase de poules de l’UEFA Champions League touche à sa fin, c’est l‘événement au Stadium Lille Métropole : un match couperet, déterminant, passionnant bref, une vraie "finale" à disputer entre le LOSC et Trabzonspor AS. Les Dogues l’abordent avec une seule conviction : celle de réaliser l’exploit. Avec une équipe à caractère offensif, Rudi Garcia affiche ses ambitions de victoire, indispensable pour accéder aux huitièmes de finale, niveau que le club lillois n’a atteint qu’à une reprise lors de la saison 2006-2007... Dans une ambiance indescriptible, à la hauteur de l‘enjeu, les Lillois - qui voient les Turcs, tout de blanc et bleu ciel vêtus, donner le coup d’envoi - se mettent en route pour l’histoire !

Une rage de vaincre lilloise qui se voit, mais qui ne paie pas

L’entame nordiste ne trompe pas : c’est le branle-bas de combat sur les cages trébizondines. Béria (5’) puis Sow (6’) cadrent leur shoot, mais Zengin, le portier, ne tremble pas. La première alerte turque signée Alazinho n’inquiète pas Landreau davantage (9’). Celle de Yilmaz en revanche fait passer le frisson, le ballon effleurant la transversale… (11’) Mais que dire du tir tendu d’Hazard ? Qu’il met réellement Zengin à contribution, ce dernier sortant une superbe parade (14’). Si le tir de Balmont qui suit fuit le cadre (17’), la pression est clairement de mise sur le camp turc ! D’ailleurs, Hazard nous sort encore le grand jeu : une-deux avec Sow, frappe enchaînée, ça frise le montant droit (18’). Le Stadium frémit, les Lillois sont dans le match ! Le coach losciste voulait de l’enthousiasme ? Il est servi, à l’image des frappes dangereuses de Payet, non cadrée (29’), Balmont, détournée (31’) et Cole, à côté (33’). À l’approche de la mi-temps, les efforts lillois déployés sont considérables, mais pour le moment pas récompensés. Il faut pourtant marquer pour s’envoler plus haut dans cette compétition…

Fin d’aventure européenne plus que frustrante pour les Dogues…

Conserver les velléités de départ tout en gardant l’énergie de se projeter vers l’avant : voilà le problème auquel les Lillois doivent répondre en démarrant cette seconde période. Hazard, lui, ne se pose pas de question : frappe sèche, Zengin boxe des deux poings (49’). De son côté, Sow est à deux doigts de reprendre victorieusement de la tête un centre au cordeau de Cole (54’). Recroquevillés à onze dans leur camp, les Turcs font de la résistance ! La pression losciste de tous les instants empêchent les Trébizondins de respirer. Il ne manque plus que le but pour que la fête soit totale, alors que les minutes s’égrainent. L’entrée d’Obraniak (68’) changera-t-elle la donne ? En tout cas, les Dogues ne desserrent pas l’étreinte, même si les organismes commencent à être entamés. Yilmaz en profite pour s’échapper. Heureusement, Landreau veille (82’). Toutes voiles dehors, les Lillois partent à l’abordage, c’est le money-time ! Mais rien n’y fait, Trabzonspor ne cède pas. Pire, Moscou qui l’emporte à l’inter Milan (1-2) condamne les Lillois à la dernière place du groupe B. Évidemment, c’est l’immense déception chez les Dogues… L’aventure européenne du LOSC 2011-2012 se termine donc sur cette fin au goût très amer… Prochain rendez-vous : LOSC-Dijon, dimanche 11 décembre au Stadium Lille Métropole (coup d’envoi 17h).

Feuille de match : sixième match la poule B en UEFA Champions League
(mercredi 7 décembre, 20h45)

LOSC-Trabzonspor AS 0-0 (0-0)
Stadium Lille Métropole, temps froid et venteux

Arbitre : Pedro Proença (POR)

Buts : -
Avertissements : Balmont (61’), Chedjou (62'), Béria (74’) pour le LOSC ; Zokora (62'), Mierzejewski (76’) pour Trabzonspor AS

LOSC
Landreau - Debuchy, Basa, Chedjou, Béria (Bonnart, 84’) - Balmont, Mavuba – Payet (Rodelin, 87’), Cole (Obraniak, 68’), Hazard - Sow
Entraîneur : Rudi Garcia

Trabzonspor AS
 Zengin - Celustka (Mierzejewski, 33'), Kacar, Glowacki, Cech - Colman, Zokora - Altintop, Alanzinho (Paulo Henrique, 65’), Balci - Yilmaz (Yumlu, 90')
Entraîneur : Senol Günes