Michel Seydoux (Président Directeur Général du LOSC)

Le LOSC sait gagner. « Rudi Garcia a effectué un travail exceptionnel à la tête de cette équipe. J’adresse toutes mes félicitations aux joueurs et à leur capitaine exemplaire, Rio Mavuba. Il a su mener ce groupe vers l’apprentissage de la gagne. Dans la sérénité du Domaine de Luchin, notre club a accompli des progrès. Le LOSC a apporté un vent de fraicheur sur le football français. »

Un clin d’œil à l’histoire. « La première édition du championnat de France fut remportée par l’Olympique Lillois en 1933. La dernière équipe en date à avoir soulevé ce trophée se nomme le LOSC. La boucle est donc bouclée. Ce retour du club lillois au premier plan est très encourageant pour le football nordiste. »

Vivement l’Europe ! « N’oublions pas que nous nous apprêtons à disputer notre quatrième Champions depuis dix ans et que nous sortons de deux participations à l’Europa League consécutives. Nous avons quand même un peu l’habitude de nous rendre à Monaco (il sourit). On sait qu’on ne sera ni dans le premier, ni dans le deuxième chapeau, donc on aura deux monstres à jouer. Mais quel plaisir de les recevoir à Villeneuve d’Ascq ! »

Quid d’Hazard et Gervinho ? « Eden Hazard est intransférable. Nous n’avons jamais eu l’intention de le céder. En ce qui concerne Gervinho, on espère que le projet que nous montons soit suffisamment attractif pour le conserver. Certains départs étaient programmés comme ceux d’Adil Rami et de Yohan Cabaye, mais nous savons que pour pratiquer du beau jeu, il faut garder nos bons joueurs. »

 

Rudi Garcia (Entraîneur du LOSC)

Un état d’esprit hors norme. « Une équipe de Ligue 1 c’est comme une Formule 1. Quand on possède la bonne voiture, il faut aussi trouver le meilleur réglage. Ce n’est pas toujours facile. Ces derniers ont été minutieux tout au long de la saison. L’intelligence des joueurs a été de savoir se situer entre eux. Si nous avons obtenu ce doublé, c’est aussi grâce à tout le groupe. » 

Un candidat sérieux. « Aujourd’hui, lorsque l’on contacte des recrues potentielles, on se rend compte que le LOSC est beaucoup plus attractifs. Il y a d’abord la vitrine que représente la participation en Champions League, mais aussi une certaine crédibilité d’avoir été capable de gagner des trophées. Cela montre que l’on sait aboutir. » 

Entre objectifs... « Après la défaite de Lorient l’an passé, il a fallu proposer une histoire aux joueurs en début de saison. On l’a vite trouvée : nous voulions décrocher un titre. Pour grandir avec le LOSC, il était nécessaire de retrouver cette qualité de savoir conclure. La progression logique aurait été de terminer sur le podium pour pouvoir au moins se qualifier pour le tour préliminaire de la Champions League. Nous avions aussi l’ambition de remporter l’une des deux coupes. Mais ça, c’était le discours de début de saison... » 

…et réalité. « Cet hiver, la prise de position de la première place a montré qu’en terminant champion d’automne, on avait réalisé une demi-saison de qualité. Je ne voyais pas pourquoi on n’aurait pas été capable de rééditer la deuxième partie de la même manière que la première. Je crois que les joueurs se sont pris au jeu petit à petit. On aurait été très satisfait de finir troisième à quelques mois de l’arrivée, loin du sprint final. C’est pour ça qu’il n’y avait pas lieu d’annoncer qu’on jouait le titre. Par contre, le moment venu où il a fallu accélérer, et Dieu sait si le calendrier proposé fut compliqué, on a dit qu’on pouvait finir champion. Et le pire, c’est qu’on l’a fait… »

Un beau champion. « Nous avons terminé la saison à deux unités du total de points de Marseille l’an dernier. Cette saison, Manchester est un champion à 80 points, donc on se dit qu’on fait plutôt un champion "qui a de la gueule" comme on dit. Je pense qu’avec quatre défaites, ce qui est assez rare aussi, un goal-average de +32 et la meilleure attaque, on a quand même bien "cartonné". On a toujours dit que le championnat récompensait l’équipe la plus régulière, efficace, constante. Nous avons montré tout ça cette saison. La Coupe, c’est plus de l’instantanée, de l’élimination directe, du one-shot donc ça a un parfum plus particulier. » 

Le plus dur à venir. « Maintenant, nous sommes dans l’obligation de tenir notre rang et de faire honneur à notre titre de Champion. Psychologiquement, cela va nous donner un avantage car l’adversaire sait qu’on peut être performant. Surtout si on reste avec une attaque qui peut marquer à tout moment. Mais on le sait depuis décembre, on sera l’équipe à abattre. Il y aura une grande motivation de l’adversaire. »