Stade Pierre Mauroy, vendredi 2 octobre 2015, 23h. Les pommettes encore rougies par sa débauche d’énergie, Benjamin Pavard se présente à nous à la porte du vestiaire lillois. Passé le débriefing d’un solide succès face à Montpellier (2-0), il nous dévoile ses attentes chez les Espoirs, juste avant de troquer le survet’ du LOSC contre celui des Bleuets.

Benjamin, bonjour. Dans quel état d’esprit l’abordes-tu, ce rassemblement en Équipe de France Espoirs ?
Je suis toujours très content de rejoindre la sélection, surtout qu’il existe une vraie bonne ambiance dans ce groupe. Alors bien sûr, on a perdu notre premier match qualificatif pour l’Euro, en Islande (3-2, le 05/09). Mais n’oublions pas qu’on a rapidement subi un gros fait de jeu défavorable, ce soir-là (le gardien, Paul Nardi, a été expulsé dès la 7e minute). Forcément, ça ne nous a pas avantagés.

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Derrière, vous avez su venir à bout du Brésil (2-1, le 08/09), même s’il s’agissait d’un match amical.
Oui, c’est encourageant. De toute façon on ne compte pas lâcher cette qualification comme ça. L’objectif de ce rassemblement est clairement de prendre les six points pour remonter au classement (après un match, la France est cinquième de son groupe 3, ex-aequo avec l’Ukraine, mais derrière l’Islande, l’Ecosse, la Macédoine et l’Irlande du Nord). On ne se met pas de pression particulière.

En ligne de mire, il y a l’Euro 2017. Un bel objectif pour toi, n’est-ce pas ?
151006Pavard01.jpgC’est vrai, d’autant que j’ai déjà eu la chance de participer à l’Euro U19 en juin dernier. Ça reste un souvenir exceptionnel pour moi. Alors inutile de dire que j’aimerais vraiment vivre cet Euro Espoirs deux ans après. On va tout faire pour, d’autant que la France n’y a pas participé depuis un moment maintenant. On se doit d’y être. Et puis il y a une bonne génération.

Trois Lillois figurent dans ce groupe (bien que Yassine Benzia ait dû déclarer forfait). Est-ce important à tes yeux ?
Oui, bien sûr. Surtout que lors de mon tout premier rassemblement, j’étais le seul originaire du LOSC, je ne connaissais pas grand monde. Mais je me suis vite fondu dans le moule. On apprend à se découvrir, on côtoie du monde. La dernière fois, on a passé deux semaines ensemble. Je me suis fait de bons potes comme Jordan Amavi (Aston Villa). Mais il est clair qu’avec des Lillois à mes côtés, je m’épanouirai encore davantage dans cette équipe.

On imagine que revetir le maillot bleu est une grosse fierté pour toi…
(sans hésiter) Ça, c’est sûr. Représenter son pays, j’en ai toujours rêvé, mais je n’avais jamais été appelé en sélection jusqu’à la saison dernière. Rien que de vivre la Marseillaise en direct depuis le stade, c’est très fort, je n’ai pas de mots pour résumer ce qu’on ressent. Ça donne des frissons, la chair de poule. Rien à voir avec ce qu’on vit quand on regarde un match à la télé.

Tu es l’un des plus jeunes membres de ce groupe. L’abordes-tu comme un privilège ?
Je ne suis pas le seul à être issu de la génération 1996 et donc encore en mesure de jouer avec les U20. De mémoire, il y a aussi Kinglsey Coman (prêté au Bayern Munich par la Juventus), Bingourou Kamara (Tours) et Marcus Coco (Guingamp). Bien sûr, c’est toujours positif d’être surclassé, même s’il ne faut pas s’endormir sur ses lauriers. On peut vite sortir d’un groupe. Alors je travaille dur…

Un grand merci à @BenjaminPavard. Ecosse-France (samedi, 15h), puis France-Ukraine (mardi 13, 18h45) seront à suivre en direct sur D17.