Mickaël Landreau
« Si je ne devais garder qu’une image de sa saison, je miserais sur le penalty qu’il a repoussé à Saint-Etienne (1-2). Ce geste-là a valu son pesant d’or dans la course au titre. Quand on évoque Micka, on ne peut pas non plus oublier son formidable jeu au pied ainsi que les deux séances de tirs au but victorieuses contre Nantes (1-1, 3 tab à 2) et Lorient (0-0, 5 tab à 3). Mais pour moi, son match référence restera celui face à Lyon (1-1). Il avait été étincelant, réalisant une parade exceptionnelle devant Gourcuff en fin de rencontre. Son titre de Joueur UNFP du mois de février, il le doit en grande partie à cette prestation. »

Mathieu Debuchy
(il réfléchit puis s’exclame) « Ah mais oui ! Son but à Lorient (1-1). La rencontre se déroulait un dimanche soir à 21 heures sur Canal +. Je m’en souviens parce qu’elle était vue comme un tournant de la saison par pas mal d’observateurs. Debuch’ s’était positionné au milieu et avait ouvert le score d’un tacle glissé au second poteau. Ce but nous avait permis d’accrocher un précieux point face à des Merlus bien en jambes à domicile. Mathieu avait vraiment réalisé un très gros match. Dans l’entrejeu ou dans son couloir droit, on constate que son abatage est toujours impressionnant. »

Franck Béria
« Pour Francky, tout le monde se souvient de son but à Caen (2-5) qui est venu ponctuer un très bon match de sa part. Ce soir-là, il s’est senti pousser des ailes à l’image de toute l’équipe. Il faut dire que Moussa avait réalisé un triplé en première période. Nous étions bien partis pour prendre les trois points. Mais le coach nous avait demandé de continuer à presser haut, preuve que même avec quatre buts au compteur, on ne lâche jamais l’affaire. »

Emerson
« Sans hésitation, je dirais sa passe décisive pour Pierrot contre l’OM (1-2) dans les toutes dernières minutes de la partie. En délivrant cette offrande qui nous a offert les trois points sur la pelouse du champion en titre, Emers’ a montré combien on pouvait compter sur lui. Il est entré en jeu et a fait la différence. On ne cesse de le répéter, mais le groupe dans son entier a apporté sa pierre à l’édifice. »

Aurélien Chedjou
(son regard se perd dans le vide) « Après avoir vécu une telle saison, j’ai beaucoup de mal à ne retenir qu’une seule image forte. Pour tout vous dire, j’ai tout de suite été mis dans le bain en marquant contre Vaslui (2-0) en Europa League. Puis j’ai confirmé en faisant trembler les filets par quatre fois toutes compétitions confondues. En Ligue 1, mon but contre Caen (3-1) aura eu son importance puisqu’il nous a permis de débloquer le compteur dans un match pas évident. Mais pour ce qui est de mon meilleur match, je dirais OM-LOSC (1-2). »

Adil Rami
« Même si nous nous étions inclinés, je retiendrais son match à Lyon (3-1). Il avait été très costaud ce soir-là. Contre Marseille aussi (1-2), il a su tirer son épingle du jeu en réussissant à museler Brandao. Tous les défenseurs le confirmeront : cet attaquant est particulièrement difficile à manœuvrer. N’oublions pas non plus qu’Adil n’a manqué que deux rendez-vous en championnat cette saison. »

David Rozehnal
« Son petit lob contre Arles-Avignon (5-0) est magnifique. C’est un vrai geste d’attaquant. Nous n’avons pas été surpris car même s’il est défenseur, David est très à l’aise techniquement et notamment avec son pied gauche. Son meilleur match ? La réception de Monaco (2-1). Il avait été énorme. Je retiens aussi ses débuts à Lens. Il venait d’arriver et s’est retrouvé titularisé à Bollaert pour ce qui restera comme notre première victoire de la saison en Ligue 1. »

Retrouvez prochainement le second volet de la saga « Les Dogues vus par Aurélien Chedjou » sur LOSC.fr avec au programme, les milieux de terrain.