Eden, bonjour. Pendant la trêve, tu es à pied d’œuvre avec la sélection belge pour deux échéances internationales. Dans quel état d’esprit te trouves-tu ?
Je m’apprête à jouer deux bons matchs avec l’équipe nationale. Comme toujours, je vais les aborder avec l’envie de tout donner. Après la Roumanie, vendredi à Liège, nous avons rendez-vous pour une superbe affiche au Stade de France face aux Bleus. Je crois savoir que tous les billets ont été vendus depuis un petit moment déjà. C’est dire l’engouement.

France-Belgique, est-ce vraiment un match amical pour toi ?
(il sourit) Non, il est clair que pour tous les Belges, et pour moi en particulier, ce ne sera pas une partie comme les autres. J’évolue dans le championnat de France, j’ai la chance de connaitre certains joueurs tricolores : je sais donc qu’il s’agira d’une rencontre un peu spéciale, une sorte de derby.

Quel sera l’enjeu pour les Diables Rouges ?
Nous voulons bien figurer. La France est notre voisin, un pays qui parle la même langue et sur lequel nous prenons souvent exemple. Après, ça reste un match de foot. Même s’il m’est donné d’affronter des amis, notre objectif sera de préparer au mieux nos prochaines échéances qualificatives pour la Coupe du Monde 2014 au Brésil.

« Mathieu (Debuchy) a prouvé qu’il était parmi les meilleurs. Pour moi, il n’y a pas mieux en Ligue 1 à son poste. »

À titre personnel, il y a des chances pour que ton adversaire direct s’appelle Mathieu Debuchy…
(il coupe) J’espère déjà que nous aurons tous les deux la possibilité de prendre part à cette rencontre. Il en va de même pour Yo (Cabaye) et Adil (Rami). Ce sont des joueurs avec qui j’ai vécu de grands moments la saison dernière. Ce serait vraiment un plaisir de les retrouver sur le terrain.

Redoutes-tu le marquage individuel façon « Debuch’ » ?
(il réfléchit) Un peu quand même, Mathieu a prouvé qu’il était parmi les meilleurs. Pour moi, il n’y a pas mieux en Ligue 1 à son poste. Mais j’avoue qu’il m’arrive parfois de le taquiner un peu à l’entraînement (clin d’œil).

Accordes-tu de l’importance à ce genre de match dans le match ?
La performance collective prime sur le reste. Mais il est clair que quand on se retrouve face à des joueurs que l’on côtoie au quotidien, on a envie de briller, ne serait-ce que pour éviter de se faire chambrer en rentrant (il se marre). D’autant qu’il s’agira de mon premier duel en sélection face à un Lillois.

Six mois après la victoire du LOSC en Coupe de France, tu t’apprêtes à retrouver le Stade de France. Y aura-t-il de l’émotion, mardi au moment de pénétrer sur la pelouse qui t’a vu soulever ton premier trophée ?
Sans doute. Nous avons tous passé de supers moments dans ce stade. J’en garde personnellement de très grands souvenirs. Cette fois, il n’y aura pas de coupe en jeu mais je l’espère, une victoire belge au bout.

Merci Eden et bon match !