Idrissa, bonjour. As-tu le sentiment d’avoir déjà franchi des paliers dans ta progression sous le maillot du LOSC ?

Oui, par le simple fait d’être titulaire à plusieurs reprises en UEFA Europa League, tu apprends énormément. Je suis heureux d’avoir pu enchaîner les apparitions avec le LOSC durant cette première moitié de la saison. A moi de continuer à bosser dans ce sens car je suis encore perfectible dans de nombreux domaines, comme mon jeu vers l’avant. Ça viendra avec le temps…

Tu es tout de même satisfait de l’évolution de ton parcours en 2010 ?

Bien sûr. Tu sais, au départ, ma vie ne ressemble pas à celle des autres pensionnaires du centre de formation. En cas d’échec, eux peuvent se reposer sur leurs parents. Ce n’est pas mon cas. Je dois savoir gérer cette pression et ne pas la retourner négativement. Mon mot d’ordre : le travail pour un jour percer durablement dans le milieu pro et pouvoir aider ma famille. Il faut savoir saisir sa chance lorsqu’elle se présente.

Quel regard portes-tu sur tes prestations ?

Avant le match à Gand, je sentais que le coach allait me donner ma chance. J’avais un petit peu d’appréhension. Ensuite, pendant la rencontre, j’étais timoré. Mon objectif était simplement de ne pas perdre le cuir, de jouer juste. Je me suis mieux senti - notamment physiquement - contre Sofia. Je me suis davantage projeté vers l’avant, en prenant plus de risques. Pourtant, je ne pensais pas être titulaire. L’entraîneur est venu me voir dans ma chambre après la collation de l’après-midi, avant la causerie pour m’annoncer que j’allais évoluer devant la défense.

La suite : une première apparition en Ligue 1 contre l’OM…

Cela n’a pas été facile car l’équipe était déjà en difficulté. J’ai cependant pu apprécier ce baptême du feu, même si j’aurais préféré commencer au sein de l’élite par une victoire. Cela m’a déjà permis d’emmagasiner une bonne dose d’expérience. Je l’ai pris comme un message d’encouragement du coach pour l’avenir. J’espère que cette première apparition en appellera beaucoup d’autres…

« Il faut savoir saisir sa chance lorsqu’elle se présente. »

En somme, c’est une aussi une belle réussite pour le travail de l’Académie Diambars…

Oui et nous sommes un petit peu les stars - avec Omar Wade et Pape Souaré - aux yeux des jeunes qui sont encore là-bas, car nous avons été les premiers à sortir de Diambars. Aujourd’hui, ce n’est pas facile pour les autres, même si on a ouvert une porte et que le travail de l’académie commence à porter ses fruits.

La personne avec laquelle tu es le plus proche dans l’effectif lillois ?

Hormis mes compères Pape Souaré, Omar Wade et Moussa Sow, je rigole bien avec Eden Hazard. Le centre de formation, ça crée des liens. De toute façon, je m’entends bien avec tout le monde. Par exemple, je parle souvent avec Aurélien Chedjou, Rio Mavuba ou Yohan Cabaye. Barel Mouko me donne aussi de bons conseils dans ma vie de tous les jours en dehors du terrain car il a beaucoup d’expérience. Lui, c’est le Président (rires).

En dehors du foot, tu te définis comment ?

Je suis une personne calme, aimant rigoler et partager de bons moments avec ses amis. Je me balade en ville, je vais au ciné et manger au KFC quand on n’a pas de match, bien sûr. Mon dernier film ? Salt avec Angelina Jolie en agent de la CIA. Sans plus.

Merci à Idrissa Gueye. Le reste de cet entretien avec le jeune sénégalais est à butiner dans la rubrique "Paroles d’hommes" de Go LOSC !. Demain, savourez l’interview "première fois" de Mathieu Debuchy, sur le site officiel des Dogues.