P22_François_1.jpgTout petit déjà son père l’emmenait, à Grimonprez… Vous connaissez la chanson. Eh bien figurez-vous que lui aussi. “Les fans du LOSC sont comme moi”, justifie celui qui se décrit avant tout comme un supporter vivant un rêve, SON rêve. Car depuis le début de saison, François est sur la pelouse. Dix matchs dans la besace, sept de Ligue 1 Conforama, et toujours des étoiles dans les yeux lorsqu’il sort du tunnel. Le rêve, il le vit à fond. “Contre Nantes (2-1), j’ai eu un frisson à l’heure de jeu. Je me suis rendu compte que j’étais là, au bord du terrain. L’espace d’un instant, je suis descendu de mon nuage et mes pieds ont touché terre. J’ai réalisé la chance que j’avais”, raconte-t-il. Si la pression est forcément toujours un peu présente, ses genoux, eux, claquent moins, notamment pour l’annonce de la composition lilloise et des buts, véritables moments de symbiose avec le public lillois. “Je crois que je me souviendrais toute ma vie de ma première annonce de but, quand le public m’a répondu. C’était Timothy Weah contre la Roma, lors du Fan Day”, se remémore, les yeux encore brillants, celui à qui il est déjà arrivé de jouer le jeu des autographes et des selfies avec les supporters qui le reconnaissent dans Lille.

 

JE VOULAIS LÂCHER LE MICRO ET COURIR AVEC LES JOUEURS

 

Ne venez pas le tester sur sa LOSC Culture, ce papa d’une petite fille, comédien et marionnettiste touche à tout connait ses classiques. Du coup-franc d’Ecker contre Parme (2001) au double coupe-championnat (2011), en passant par le but vainqueur d’Ačimovič contre Manchester (2005), François est un “vrai”. “Maintenant, je dois être partia… impartial ! (rires)”. Lapsus révélateur ? En tout cas, ça n’aura échappé à personne : quand le LOSC inscrit un but, François le supporter s’empare de François le speaker, sautant partout au bord du terrain avant de hurler à cinq reprises le nom du buteur. “Contre Saint-Etienne, quand Victor Osimhen marque, je voulais carrément lâcher le micro et courir avec eux (rires). On peut vraiment dire que je vis le match comme un supporter. Sauf que maintenant, je ne gêne plus personne derrière moi quand je me lève (il éclate de rire).

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