2019, une année…

« …Exceptionnelle. C’est le premier mot qui me vient en tête car 2019 restera pour moi l’année de la première qualification en Champions League du LOSC depuis que j’ai l’honneur d’en être le président. Elle est donc spéciale à titre personnel. Mais en retirant cet affect et de façon plus objective, je la qualifierais de très bonne, puisqu’elle a abouti à une situation que j’aimerais reproduire le plus vite possible et de façon récurrente, à savoir positionner le LOSC dans les premières places du championnat. »

« Je vois aussi cette année écoulée comme la concrétisation du travail de toutes les équipes du LOSC, sur le terrain comme en dehors : le staff, les joueurs, les scouts, mais aussi la formation, avec notre brillant parcours (en cours) en Youth League, et l’ensemble des salariés du club. Les voyants sont au vert à tous les niveaux. Et ça, ce n’est pas arrivé par le fruit du hasard ou de la chance. C’est le fruit d’un travail considérable et absolument systématique. On ne laisse rien au hasard. »
 

Quel bilan en Champions League ?

« Lorsque je repense à cette expérience avec un peu de recul, je me dis qu’on a voulu jouer, qu’on a bien joué, par moment même mieux que les équipes auxquelles nous étions opposés, mais que la différence s’est faite dans le réalisme et l’expérience. Nous n’avons pas su convertir nos opportunités, alors même que nos adversaires ont brillé en termes d’efficacité. Le tout donne une campagne aux résultats certes décevants sur le papier, mais que je considère personnellement positive dans le contenu. Et c’est une des raisons pour lesquelles j’insiste sur notre volonté de retrouver rapidement le chemin de la Champions League. Car dans cette compétition, c’est l’expérience qui prime. »



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3 janvier 2020 : Trois Dogues en Une de Marca… Crainte, surprise ou fierté ?

« L’année a commencé fort en effet ! J’ai d’ailleurs appris que c’était la toute première fois qu’un club étranger, et même qu’un club tout court en dehors du Real Madrid, voyait trois de ses joueurs apparaitre en couverture du journal Marca. Quand on sait qu’il s’agit du quotidien sportif le plus influent et le plus vendu d’Espagne, ça veut tout dire. Je ne prends absolument pas ça comme une belle opportunité de promotion pour vendre tel ou tel joueur, au contraire. J’ai accueilli ça avec fierté, comme un élément de valorisation de notre travail, celui d’avoir détecté trois joueurs de talent grâce au travail de Luis Campos et de son équipe, celui aussi d’avoir su les développer chez nous, au LOSC. Je ressens donc beaucoup de fierté de pouvoir aujourd’hui les faire découvrir à un niveau européen, comme d’autres avant eux. »
 

6 janvier 2020 : Le meilleur coach français est Lillois

« Oui, Christophe a reçu le prix du meilleur entraineur français de l’année 2019. À travers cette distinction personnelle très gratifiante, c’est aussi plus globalement tout le travail du club et notre organisation qui est récompensée. Christophe Galtier est un technicien de très haut niveau, qui travaille dans un environnement global, international, moderne, avec des outils tournés vers l’innovation et au contact de joueurs pétris de talent. Sa patte, je dirais même sa mission, consiste à savoir gérer un groupe jeune et hyper talentueux en se focalisant sur le cœur du métier d’entraîneur, grâce aux nombreux soutiens mis en place et à la disposition du groupe dans plusieurs domaines. »

« Christophe est un homme de projet. Lorsqu’il affirme accepter que des éléments quittent le club chaque saison, il n’y a aucune frustration, mais au contraire la fierté en tant que technicien de pouvoir faire grandir de jeunes talents tout en assurant à l’équipe un niveau compétitif. Notre projet, c’est ça : développer des joueurs tout en se maintenant chaque saison aux avant-postes. Christophe Galtier aide le LOSC à grandir et réciproquement. »


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Quels vœux pour 2020 ?

« Si j’avais deux souhaits pour cette nouvelle année, le premier serait de réaliser un beau parcours dans l’une des deux coupes nationales. On sait la difficulté d’aller jusqu’en finale. Au-delà des performances de l’équipe, cela peut dépendre aussi du tirage et des équipes sur notre chemin, d’autant qu’on connait a priori déjà tous l’identité d’un des deux finalistes (sourire). Mais oui, je peux affirmer que j’aimerais un jour voir le LOSC soulever une coupe, bien sûr. Et en ce qui concerne le championnat, le challenge est clair : j’aimerais que nous retrouvions la Champions League. Je suis quelqu’un d’ambitieux. J’ai à cœur que notre club continue de produire du jeu et s’ancre durablement dans les premières places. »
 

Janvier = Mercato…

« Je vois plutôt un mercato d’ajustement. L’effectif est bien fourni et un défenseur central pourrait être amené à partir. Pareil au milieu de terrain. On sait aussi que nous allons retrouver Timothy Weah devant. La seule surprise pourrait éventuellement venir d’une offre tellement importante que ni le club, ni le joueur concerné ne seraient en mesure de décliner. Nous avons déjà reçu des propositions, mais je pense malgré tout que nous arriverons à gérer ce mercato sans perdre d’éléments majeurs. »
 

2020, une nouvelle étape pour le projet LOSC ?

« La première chose que j’aimerais pour notre club, c’est de continuer à voir notre nombre de supporters, de fans, de sympathisants augmenter. L’une de mes promesses lorsque je suis arrivé a été de vouloir développer un football spectaculaire. À chaque fois que nous recrutons un joueur nous cherchons quelqu’un dans ce registre, comme Osimhen, comme Sanches et d’autres. Pour moi, le LOSC doit avant tout être agréable à regarder. Car si l’équipe l’est, les gens l’aimeront, la soutiendront et voudront la voir, c’est inévitable. »

« Nous venons de franchir le million de fans sur Facebook. C’est symbolique mais encourageant, puisque parallèlement, le LOSC est entré dans une dimension internationale. Je voudrais continuer à faire de lui un club qui intéresse en dehors de la France, un club dont on vante la méthode en Espagne, en Angleterre, en Italie… Je n’aurais pas l’arrogance de dire que nous souhaitons être un grand d’Europe, mais j’aimerais que notre club, notre logo, notre marque LOSC soient encore davantage reconnus et respectés en Europe pour son football, mais aussi pour son institution. »


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Un projet qui semble faire école ?

« Est-ce une bonne nouvelle que notre projet basé sur l’anticipation semble inspirer d’autres clubs français ? Je dirais que oui, car nous gardons une longueur d’avance grâce notamment au savoir-faire des personnes en place, comme Luis Campos. La structure que nous avons mis en place est en avance en France et c’est quelque part amusant de voir qu’un projet qui n’était pas bien compris ou reçu au départ soit aujourd’hui inspirant pour d’autres. Mais il ne suffit pas de vouloir faire ce qu’on fait pour y parvenir. De par ses structures (le Stade Pierre Mauroy, le Domaine de Luchin), le LOSC se doit d’avoir de hautes ambitions et il s’en donne les moyens. »

« Si notre système fonctionne aujourd’hui, c’est parce que nous avons pris les bonnes décisions. Avec Luis, on travaille toujours sur la performance maximale des joueurs, leur potentiel et non sur leur âge, comme je peux le lire parfois. La seule mission de nos scouts est de trouver des joueurs performants, peu importe leur âge. Benjamin André par exemple, n’a pas 19 ans. Mais il correspondait exactement à ce qu’on cherchait. »
 

L’exigence au cœur du système

« Le projet du LOSC est uniquement basé sur la performance. Les résultats financiers ne sont simplement qu’une résultante de la performance. Et le secret de la performance, c’est l’exigence à tous les étages. Il serait inacceptable pour moi en tant que Président que tout ce qui est produit au club, dans tous les domaines, ne soit pas fait dans une optique de performance. La restauration, l’état des terrains… tout ! Le club tout entier est tourné vers la performance. » 

« Les gens ne voient que l’équipe sur le terrain, comme une partie immergée de l’iceberg et ne se rendent pas compte à quel point l’exigence est centrale dans tous les domaines. Cela génère donc peut-être une certaine pression, mais cela produit surtout des résultats. Et je pense que nous pouvons faire encore mieux, que nous n’avons pas encore atteint le niveau auquel j’aimerais positionner le LOSC, à savoir un club à l’organisation la plus parfaite possible. »

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Fier des supporters

« D’abord, j’aimerais souhaiter à tous nos supporters mes plus sincères vœux de bonheur pour 2020. J’aimerais aussi leur dire que je suis l’un deux. Car comme eux, je sais ce que c’est que de souffrir dans les moments compliqués et d’exulter dans les moments de joie. Je suis tombé amoureux du LOSC. Ce club est en moi, il est mon sujet de conversation quasi-permanent avec mon entourage. Moi aussi, je me lève, je râle, je crie devant les matchs. Le plus beau cadeau qu’on puisse me faire, au-delà des résultats, c’est que les supporters me considèrent comme l’un des leurs. J’aimerais aussi leur dire que je suis fier d’eux. À Chelsea, j’ai eu la chair de poule devant l’ambiance qu’ils ont mis en tribunes. J’avais rarement vu le parcage d’une équipe visiteuse faire autant de bruit. Et pour ça, je voulais les remercier. »
 

Et vous président ?

« Mes vœux pour 2020 ? Pour le LOSC, j’aimerais voir une équipe conquérante, sure d’elle, qui utilise son talent pour s’affirmer, qui impose son envie de gagner à son adversaire, à domicile comme à l’extérieur. Et à titre personnel, je me souhaite la santé, car avec elle, je pourrais continuer de faire de mon mieux pour le LOSC pendant encore très longtemps. »