Les Dogues en savent quelque chose, conquérir le stade de la Mosson n’est pas une mince affaire. Même s’ils se rendent dans l’Hérault avec la casquette de meilleure équipe du championnat à l’extérieur, les Lillois ont déjà mesuré le froid réalisme du MHSC sur sa pelouse cette saison. C’était le 10 novembre dernier en quarts de finale de la Coupe de la Ligue (2-1). Ce rendez-vous en terre camarguaise est particulier à plus d’un titre pour Rudi Garcia. S’il fête aujourd’hui ses 47 ans, le technicien nordiste s’apprête également à diriger son 100è match de Ligue 1 avec le LOSC. Côté terrain, le coach losciste enregistre le retour de Rami. Devant, le trio Hazard-Sow-Gervinho est en charge de l’animation offensive. Les trois attaquants lillois se procurent d’ailleurs la première occasion de la partie. Déboulant côté gauche, Hazard sert Gervinho dans l’axe et dont la reprise manquée parvient à Sow au second poteau. L’attaquant sénégalais ne peut redresser suffisamment le cuir (3è).
 

Les Dogues butent sur des Montpelliérains bien organisés

Sous un ciel bleu et une douceur presque printanière, les Dogues tentent de procéder par de longs ballons. En face, les Pailladins savent se montrer dangereux. La preuve avec cette tentative de Camara aux six mètres contrée en deux temps par Chedjou (10è). Les locaux parviennent à s’infiltrer entre les lignes lilloises. Le centre de Yangambiwa est acrobatiquement bloqué par Landreau (22è). D’un but à l’autre, Gervinho profite d’un contre pour se présenter devant Jourdren, mais le portier du MHSC avait anticipé (23è). C’est ensuite au tour d’Estrada de fusiller la cage du gardien losciste sur un coup-franc botté des 30 mètres. C’est boxé avec fermeté par Landreau (25è). Avant la pause, les hommes de René Girard accentuent leur pressing sur le but nordiste sans véritablement créer le danger, à l’image de ce tir non cadré d’Estrada (44è). On n’ira pas plus loin. M.Chapron siffle la fin d'un premier acte haché et sans relief.


Débuts de Souaré dans le grand bain de la Ligue 1

La seconde période démarre sur des bases similaires. Les Montpelliérains exercent un important pressing sur le bloc lillois. Les Dogues y répondent avec fermeté. Dans l’un des nombreux duels qu’il livre sur son côté droit, Debuchy se blesse à la cheville. Le numéro 2 du LOSC, tordu de douleur, est contraint de céder sa place à Souaré (59è), lequel effectue son baptême du feu en Ligue 1. Côté occasions franches, rien à se mettre sous la dent, si ce n’est ce tir en déséquilibre d’Estrada que Landreau capte au sol (64è). De Melo est le second entrant lillois. L’attaquant brésilien remplace Cabaye (66è). À peine propulsé dans l’arène, le numéro 9 nordiste prend sa chance à l’entrée de la surface sur un service de Gervinho. Sa frappe, trop écrasée, est captée par Jourdren (71è).
 

Belhanda vient crucifier les Lillois

À mesure que les minutes passent, on constate qu'un faux rythme s’est installé dans cette partie. La frappe hors cadre de Chedjou (76è) n’y change rien, aucune des deux équipes ne parvient à véritablement déployer son jeu. Désireux de renouveler ses batteries offensives, Rudi Garcia procède à son ultime changement : Obraniak est lancé dans la bataille en lieu et place de Hazard (77è). On se dirige vers un score nul et vierge lorsque Belhanda surgit et perce la défense lilloise plein axe. Son slalom est ponctué par une frappe travaillée à l’entrée de la surface qui ne laisse aucune chance à Landreau (1-0, 84è). La réplique losciste est immédiate. Le coup-franc d’Obraniak est repris de la tête par Béria au premier poteau. C’est à côté (88è). On en reste là.

Les Dogues s'inclinent au stade de la Mosson (1-0) et signent leur troisième défaite de la saison, quatre mois après leur dernier revers concédé en championnat contre l'OM (1-3). Au classement, le LOSC garde la tête de la Ligue 1 avec deux points d'avance sur le Stade Rennais, deuxième. Prochain rendez-vous pour les Lillois : LOSC-OL, dimanche 27 février au Stadium (21h).