Impressionnant. Voilà le premier mot qui vient à l’esprit à l’approche du mastodonte. Ce qui s’élève depuis quelques mois sur le Borne de l’Espoir est tout simplement extraordinaire. La construction de cet ensemble suréquipé, constitué d’une masse de métaux lourds, représente une véritable prouesse humaine. De près, cela saute aux yeux, le chantier évolue à vitesse grand V et les étapes sont clairement définies, comme nous le précise Jean-Claude Mutel, le Directeur du projet : « Depuis peu, on distingue clairement le volume extérieur du stade et sa forme de "galet", puisque l’ensemble des fléaux est posé. Les poutres transversales et longitudinales qui maintiennent la toiture sont assemblées et nous allons pouvoir procéder au hissage de celle-ci dans les prochaines semaines. Les premiers éléments de la façade nord (celle qui comportera un écran géant) sont également apparents. Quant à la "boîte à spectacle", on vient d’achever son terrassement, ce qui correspond à creuser un trou de 4m50 de profondeur. À côté de cela, les bâtiments du village du Grand Stade avancent, le quatrième des neuf niveaux est en cours et les premières menuiseries sont posées. Côté sud, le parking silo va pouvoir également continuer à se déployer, tout comme le parking VIP en souterrain, maintenant que les éléments de la toiture ont glissé sur les poutres. » Voilà grosso modo les grandes étapes en cours concernant ce fabuleux chantier.

« Concernant la livraison du stade, soyons modestes. À l’image du hissage de la toiture, ce sont des premières mondiales et il faut avant tout bien les réussir.  »

À l’intérieur, une fois les fléaux gigantesques franchis (ce qui équivaut à se positionner dans les coursives de l’arène), l’impression reste la même… c’est époustouflant. Le stade pourrait presque accueillir ses premiers spectateurs. Certaines buvettes déjà carrelées n’attendent plus que leurs équipements pour fonctionner. Et nous n’en sommes qu’au mois d’août 2011, alors que l’ouverture officielle reste fixée à juillet 2012. « Concernant la livraison du stade, soyons modestes, tempère Jean-Claude Mutel. À l’image du hissage de la toiture, ce sont des premières mondiales et il faut avant tout bien les réussir. À nous de nous organiser pour conserver nos objectifs de départ. » De ce point de vue, tout semble en ordre de marche. « Le chantier avance plutôt bien. Dans le stade, l’intervention des corps d’état techniques et architecturaux se déroule parfaitement, tellement bien que ces derniers sont en avance. L‘attente du hissage de la toiture n’a pas nécessairement d’influence sur l’aboutissement du chantier. » Car, il faut le préciser, l’étape décisive du hissage de la toiture n’a rien d’anodin. Au contraire, cela demande un travail d’une minutie extrême. « Le hissage en lui-même ne sera pas spécialement spectaculaire car il faut monter 27 mètres dans la journée. Mais hisser l’équivalent du poids de la Tour Eiffel n’est pas une opération simple ! Et une fois que le colis de 7 500 tonnes est en haut, il doit être sécurisé. Cela nécessite un couvert météo de cinq jours, avec des vents garantis sous certaines valeurs : une journée et demie à moins de 10 mètres/seconde (soit 36 km/h) et le reste de la semaine en-dessous de 20 mètre/seconde (soit 72 km/h). » Bref, avant que les Dieux du stade envahissent la pelouse, un coup de pouce de ceux du ciel est demandé. En attendant, le Grand Stade Lille Métropole continue sa progression spectaculaire. Et Jean-Claude Mutel de conclure : « La première des quinze grues va être démontée, ce qui démontre que le chantier avance à grands pas... »

Retrouvez un reportage complet de la visite du Grand Stade Lille Métropole sur LOSC TV.