Rio, bonjour. Peux-tu nous faire un petit bilan depuis l’arrivée de l’équipe lilloise dans les Pyrénées-Atlantiques ?
Le stage se passe très bien. Nous sommes ravis de revenir une troisième fois au Pays Basque, une deuxième année d’affilée à Saint-Jean-de-Luz. Les infrastructures proposées sont idéales. Personnellement, je suis content de voir l’ambiance qui règne dans le groupe, avec les nouveaux qui s’intègrent parfaitement. En tout cas ça bosse dur, c’est du sérieux.

Comment se sent les troupes d’un point de vue physique ?
On a travaillé fort dans ce domaine les deux-trois premiers jours. Bien sûr, ça pèse sur les jambes. Mais tout doucement, on commence à axer le travail sur le plan tactique pour que les recrues prennent l’habitude de faire ce qui est demandé par le coach. Tout cela se déroule tranquillement, avec pas mal de sérénité.

On vous sent même assez affûtés. Tu confirmes ?
C’est possible (il sourit). L’an dernier, on avait peut-être des joueurs moins en forme à ce moment de la préparation. On verra bien ce que ça donne. La saison passée, on a eu la chance de pouvoir recoller assez vite dans ce championnat qui a eu du mal à démarrer. Cette fois, on sait que les grosses échéances arrivent rapidement, que ce soit le Trophée des Champions, La Ligue 1 voire la Champions League. On va devoir se faire mal encore plus tôt.

Un petit mot sur les joueurs arrivés au club durant le mercato estival ?
Ça se déroule très bien pour eux, à commencer par les jeunes qui ont intégré le groupe. Quant aux recrues, si je prends par exemple Ronny Rodelin, il est satisfait de franchir une étape, en passant de la Ligue 2 à un groupe de Ligue 1. De son côté Dimitri Payet, on le connait. Il a fait une belle saison l’an dernier. C’est un joueur très technique qui possède une bonne qualité de passe et qui sait se montrer décisif. Concernant Marko Basa, il a déjà eu à faire avec le championnat de France, notamment avec le coach avec qui il a travaillé au Mans. Vincent Enyeama, notre nouveau gardien de but, commence à apprendre quelques mots de français (il se marre). Enfin Benoit Pedretti, que j’ai côtoyé en équipe de France A, se fond parfaitement dans le collectif.

En parlant de l’ex-auxerrois, c’est le joueur qui risque d’évoluer près de toi sur le terrain. Comment ressens-tu votre entente ?
"Ben" est un joueur très intelligent. On n’a pas besoin de discuter des heures pour qu’on se comprenne. Il reste bien évidemment des points à peaufiner. Ils posent quelques questions, j’essaie de le guider au mieux. Sur les oppositions réalisées, on s’est retrouvé côte à côte. C’est un excellent joueur, avec une qualité de passe au-dessus de la moyenne. Maintenant, ce qu’on attend, c’est tout simplement que son jeu aide le collectif. Mais une intégration au milieu de terrain ne se fait pas en un claquement de doigts. Il va nous falloir des matchs pour nous rôder.

Quels sont les objectifs en approche ?
À court terme, on souhaite parfaire notre physique, qu’on se sente bien car c’est un élément essentiel de notre jeu. Il faut également qu’il y ait un maximum de communication entre nous et qu’on règle quelques détails tactiques. Puis il sera important de bien aborder les matchs amicaux pour qu’on puisse être prêts à jouer ce Trophée des Champions. Mais nous allons d’abord vivre notre premier match amical face à Bordeaux. Ce rendez-vous est toujours spécial car il est vraiment intégré au stage de préparation. On sait bien qu’on ne jouera pas quatre-vingt-dix minutes, peut-être une heure pour certains. Tout le monde aura les jambes lourdes après le travail effectué. Il sera pour autant important de disposer d’une vraie opposition pour continuer à se mettre en place.

Merci Rio Mavuba. Jeudi après-midi, les Dogues laisseront les crampons de côté. On les retrouvera pour une sortie VTT, à suivre sur LOSC.fr.