Un stade rustique surchauffé par 20 000 fans en fusion, une pelouse grasse et un adversaire au talent certain, vainqueur surprise de l’Inter Milan (0-1) il y a deux semaines. Plus qu’un match piège, c’est un véritable traquenard qui se présente aux Dogues face à Trabzonspor. Privé de Chedjou (cuisse), Payet (genou) et De Melo (tibia), Rudi Garcia enregistre toutefois le retour de Debuchy, suspendu lors des deux dernières sorties lilloises. Dans le camp d’en face, le club de la mer Noire (qui dispute le premier match à domicile de son histoire en phase finale de Champions League) doit notamment composer sans ses deux attaquants, Vittek (blessé) et Yilmaz Burak (suspendu).

Sow glace le bouillant stade Avni Aker

Côté terrain, les centres captés de Sow (6’) puis Debuchy (14’) confirment la bonne entame lilloise d’un début de match où le spectacle se déroule davantage en tribunes. Au fil des minutes, les Bordo-Mavi, poussés par leur public, tentent de prendre le jeu à leur compte, mais la possession de balle est toujours française. En témoigne cette lourde frappe non cadrée d’Hazard (21’). L’international belge sait aussi se montrer altruiste en lançant Sow depuis l’entrejeu. L’attaquant nordiste, parti à toutes enjambées côté droit, redresse promptement cette ouverture millimétrée devant Zengin sorti à sa rencontre (0-1, 31’). Un but plein d’agilité et de sang-froid pour celui qui signe sa deuxième réalisation en Champions League. Le tandem Hazard-Sow est même à deux doigts de doubler la mise lorsque le premier centre pour le second qui ne peut reprendre l’offrande à quelques centimètres près (35’). Les 22 acteurs en reste là pour ce premier acte.

Cole frise le goal, Balmont tape la barre

Au retour des vestiaires, le match s’emballe et les hommes de Senol Günes se rebiffent. La frappe de Balci tutoie le montant gauche du LOSC (50’) avant que Colman ne fasse chauffer les gants de Landreau (53’). En face, les Dogues ne comptent pas céder le cuir aussi facilement. Mis sur orbite par Balmont, Sow est repris par la défense turque (53’) tandis que Cole est à deux doigts de doubler le score sur une remise de Pedretti au point de penalty. La parade de Zengin à bout portant vient contrecarrer cette belle attaque losciste (54’). Le virevoltant milieu anglais continue de semer le trouble dans l’arrière-garde trébizondaise. Sa puissante frappe depuis l’aile droite flirte avec le poteau (60’). Le coup de tête lobé de Balmont consécutif à un corner d’Hazard s’écrase, quant à lui, sur l’arrête de la lucarne tuque (61’). C’est chaud !

Le penalty de Colman fait exploser Trabzon

Poussés par leur public, les locaux accélèrent et obtiennent un penalty suite à un centre de Mierzejewski contré par le bras de Debuchy. Colman s’en charge et le transforme par un tir en lucarne (1-1, 75’). Frustrant pour des Dogues jusqu'alors peu inquiétés. Rudi Garcia (dont il s’agit du premier match de Champions League dirigé depuis le banc) procède immédiatement à son premier - et seul - changement de la partie. Obraniak remplace Cole (76’) pour l’ultime quart d’heure de jeu. Mais le score n’évolue plus et les deux formations se quittent dos à dos. Malgré la déception d’avoir été rejoint, le LOSC obtient un match nul plein de vaillance en terres turque et engrange ainsi son deuxième point en Champions League.

Feuille de match : deuxième match de la poule B en UEFA Champions League

Mardi 27 septembre 2011, 20h45 - Stade Hüseyin Avni Aker, temps doux mais humide
Trabzonspor AS-LOSC 1-1 (0-1)
Arbitre : Björn Kuipers (NED)
Buts : Colman (75’ sp) pour Trabzonspor ; Sow (30’) pour le LOSC
Avertissements : Alanzinho (11’), Balci (94’) pour Trabzonspor ; Béria (25’), Cole (45’), Rozehnal (88’) pour le LOSC
Trabzonspor AS : Zengin - Celustka, Kaçar, Glowacki, Cech (Sapara, 82’) - Zokora, Colman, Alanzinho (Mierzejewski, 66’), Balci – Altintop (Brozek, 90’+1), Paulo Henrique. Entraîneur : Senol Günes
LOSC : Landreau - Debuchy, Basa, Rozehnal, Béria - Balmont, Mavuba, Pedretti – Cole (Obraniak, 76’), Sow, Hazard. Entraîneur : Rudi Garcia