L'avant-match

Bodø, on arrive !

Cap sur le Pôle Nord ! Ce mardi (21h), le LOSC défie Bodø/Glimt sur sa pelouse (synthétique), à l’occasion de la 4e journée de la phase de ligue de l’UEFA Champions League. Avec une ambition : glisser ses premiers points dans le traîneau du retour.

Un centenaire qui s’illustre surtout depuis 2020

Fondé en 1916 sous le nom de Fotballklubben Glimt, le club porte déjà dans son identité la promesse de coups d’éclat : Glimt signifiant « éclair » en norvégien. À la fin des années 1940, le nom de la ville vient compléter celui du club, qui devient le FK Bodø/Glimt.

Pour cette formation du Grand Nord, longtemps tenue à l’écart des compétitions nationales en raison de conditions climatiques différentes de celles de la région d’Oslo, le chemin vers les sommets a été sinueux. Autorisé à disputer la Coupe de Norvège à partir de 1963, Bodø/Glimt n’accède à la première division qu’en 1976. Dès sa première campagne dans l’élite, le club décroche une place de vice-champion, avant de découvrir la scène européenne.

L’élan se brise toutefois dans les années 1980, avec une descente en deuxième, puis en troisième division. En 1993, la Horde jaune retrouve la lumière : une Coupe de Norvège et une nouvelle place de dauphin en championnat. Suit une longue période d’allers-retours entre les deux premiers échelons, de 2000 à 2017, avant une stabilisation durable.

Le véritable changement de dimension intervient en 2020, avec un premier titre national. Trois autres suivent, en 2021, 2023 et 2024. Également vice-champion en 2019, 2022 et 2025, Bodø/Glimt s’impose comme une référence du football norvégien.


 

L’Europe découvre la puissance de l’éclair

Avant 2020, l’histoire européenne de Bodø/Glimt se résumait à une vingtaine de rencontres en Coupe des coupes ou en Coupe UEFA, sans exploit majeur. Le tournant amorcé sur la scène nationale à la fin de 2019 lui ouvre de nouvelles perspectives continentales. Au fil des campagnes européennes, jusqu’en Champions League, le club se forge une réputation d’adversaire redoutable, particulièrement sur sa pelouse synthétique à domicile. L’AS Rome en fait l’amère expérience en 2021, balayée 6-1 à Bodø. Le Celtic, Beşiktaş, Porto, l’Olympiakos, la Lazio, Sturm Graz, Manchester City, le Sporting et Dortmund figurent également parmi les équipes foudroyées par « l’éclair » dans le Grand Nord.

Cette force à domicile a accompagné les plus beaux parcours européens du club : un huitième de finale de Champions League la saison dernière et un quart de finale de Conference League en 2022, deux stades de la compétition également atteints par le LOSC par le passé.

En Europa League, en revanche, Bodø/Glimt a placé la barre plus haut que les Dogues : en 2025, les Norvégiens se sont hissés jusqu’en demi-finale, avant de céder face à Tottenham, futur vainqueur de l’épreuve.

 

Qualifié en tant que vice-champion de Norvège

Devancé par le Viking FK Stavanger dans son championnat en 2026, Bodø/Glimt a dû franchir deux tours préliminaires cet été, face à l’Union Saint-Gilloise puis au NEC Nimègue, pour rejoindre la phase de ligue. Après 3 journées, le bilan souligne encore le poids de son avantage à domicile : deux défaites en déplacement, à Munich et à Naples, mais une victoire contre Dortmund à l’Aspmyra Stadion. Avec ses 8 270 places, l’enceinte norvégienne confirme sa réputation de forteresse.


 

Le LOSC est la Scandinavie

Au sens strict, la Scandinavie réunit la Norvège, la Suède et le Danemark, trois monarchies liées par leur histoire, leur culture et leurs langues germaniques. Dans l’usage courant, le terme s’étend parfois à la Finlande, à l’Islande et aux îles Féroé.

Au LOSC, cette présence nordique est avant tout danoise : treize joueurs ont porté le maillot lillois, contre trois Suédois. Les autres nations sont plus discrètement représentées, mais comptent quelques visages bien connus des supporters. À commencer par l’actuel numéro 10, Hakon Haraldsson, capitaine régulier de l’Islande. S’y ajoutent Marius Broholm, espoir norvégien prêté cette saison à Utrecht, et Osame Sahraoui, arrivé à Lille avec le statut d’international norvégien avant d’opter pour la sélection marocaine.

Sur le terrain, plusieurs rendez-vous européens ont jalonné les relations du LOSC avec les clubs de la région. Les supporters se souviennent notamment du barrage de Champions League face à Copenhague en 2012-2013, puis de la double confrontation avec les Féroïens de Klaksvík en Conference League en 2023-2024. 

lus récemment, les Dogues ont accueilli Brann Bergen à la Decathlon Arena Stade Pierre Mauroy, l’automne dernier.

Nos archives réservent aussi quelques affiches plus confidentielles : un match nul en amical contre les Suédois de Norrköping au stade Henri-Jooris, le 14 mars 1972 (0-0), et une victoire face à Oddevold en mars 1990 (2-1).

 

Aucun joueur passé par les deux clubs

Andrej Ilic, Osame Sahraoui, Marius Broholm et Lenny Nangis ont tous évolué dans le championnat norvégien, mais aucun Dogue n’a porté les couleurs de Bodø/Glimt.

L’effectif actuel de Glimt compte en revanche un visage connu de la Ligue 1 : Patrick Berg. Le capitaine devrait disputer demain son 370e match sous les couleurs du club. Le milieu de terrain avait brièvement porté le maillot du RC Lens en 2021-2022, pour moins de 400 minutes de jeu cumulées.

Avec l'Association Mémoire du Football Lillois