Le LOSC a perdu de sa superbe depuis la glorieuse décennie d'après-guerre, et s'apprête à retrouver la deuxième division, après une saison 1958/1959 qui a vu le départ de l'entraîneur historique André Cheuva. Il reste un dernier match à domicile à jouer, face à Nîmes, et les 7 500 spectateurs d'Henri-Jooris vont être les témoins d'un incident cocasse : en seconde période, alors que le score est toujours de 0-0, Devlaminck botte un corner. Le ballon, rentrant, est dangereux pour le gardien nîmois, Alexandre Rozak, qui renvoie du poing et offre un nouveau corner aux Dogues. Mais ce corner ne sera tiré que... 35 minutes plus tard. En dégageant le ballon, Rozak s'est agrippé à sa barre transversale tel un Tarzan : outre qu'il est mal retombé, il a surtout cassé le but ! Impossible de continuer à jouer dans ces conditions. Le terrain est investi par les officiels, qui regardent le but avec circonspection. Dans un premier temps, Max, le concierge du club, tente une réparation de fortune avec quelques planches et des clous, mais la barre transversale cède dès qu'on l'éprouve...

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Une seule solution : il faut trouver une barre de remplacement. Une délégation se rend illico au stade Guy-Lefort de Lambersart, à quelques dizaines de mètres de là, pour voir si l’Iris Club n’aurait pas une barre à prêter. Ouf ! On a trouvé une barre ! Devant un public hilare qui encourage la manœuvre aux cris de « Oh Hisse ! Oh Hisse ! », le but retrouve un aspect plus conforme à la pratique du football, avec une barre plus mince que la précédente, mais en un seul morceau. Le match a été interrompu 34 minutes. Et le corner peut enfin être frappé !

Pour aller plus loin sur cette anecdote

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Revivez la série "Le jour où"

Episode 1 - Le jour où le toit d'Henri-Jooris s'est effondré