Véronique Zang Bikoula : "je suis heureuse, je me sens bien"
Née à Yaoundé, au Cameroun, Véronique Zang Bikoula a réalisé l’intégralité de sa formation en Belgique. Arrivée cet été au LOSC, la numéro 9 des Dogues a répondu à quelques-unes de nos questions.
Tu es arrivée cet été au club : comment se passe ton intégration depuis le début de la saison et comment tu te sens aujourd’hui ?
Je me sens bien, franchement. C’est sûr qu’à première vue, c’était un peu compliqué, vu que c’est un nouveau pays pour moi, un nouveau championnat aussi. C’était la première fois que je quittais mon pays, la Belgique, pour aller dans un club étranger. C’est sûr que j’avais quelques appréhensions, mais j’avais surtout hâte de commencer et de découvrir ce championnat. Et je suis heureuse, je me sens bien, j’ai pu bien m’adapter dans l’effectif. Je ressens aussi une certaine confiance du staff, donc ça fait plaisir. Et je m’y sens vraiment bien.
L’équipe féminine du LOSC est quatrième au classement de Seconde Ligue. Comment juges-tu ce début de saison collectif et quel est ton ressenti sur cette première partie ?
Franchement, je trouve qu’on a fait de belles performances durant le début de saison. Ces derniers temps, c’est un peu plus difficile, mais on a à cœur de revenir avec une meilleure forme pour finir la saison. On veut aussi retrouver cet état d’esprit qu’on avait, et qu’on a pu avoir, durant nos performances du début de saison. Il faut qu’on continue à travailler tous ensemble.
Collectivement, tu es arrivée dans un groupe assez jeune. Comment tu te sens au sein de l’équipe, sur le terrain comme en dehors ?
Je me sens bien sur le terrain. J’ai dû m’adapter. On a eu la présaison, justement, qui sert aussi un peu à ça : le fait d’apprendre à se connaître sur le terrain, en fonction des qualités de chacune. Donc sur le terrain, je me sens bien, je peux apprendre à jouer avec les filles, et en dehors aussi, ça se passe très bien. On a pu apprendre à se connaître, que ce soit en dehors du foot aussi. C’est une équipe vraiment jeune, certes, mais on rigole bien et il y a un bel état d’esprit.
Tu disais être arrivée dans un nouveau pays : est-ce que tu as déjà eu l’occasion de découvrir la ville et les alentours, de te balader un peu ?
Oui, un peu. J'avoue que je pourrais le faire plus souvent, mais il y a les entraînements et j’ai également des cours. Quand j’ai un peu de temps libre, j’essaie de sortir un peu, d’aller me balader dans les environs. Lille, c’est une très belle ville, vraiment. Je m’y sens bien aussi.
"A chaque fois qu’on joue à domicile, ou même à l’extérieur, ça fait vraiment plaisir de voir qu’on nous suit et qu’on nous encourage"
Qu’est-ce qui t’a le plus marquée depuis ton arrivée au LOSC, que ce soit au sein du club ou dans ton environnement en général ?
Une des choses qui m’a le plus marquée ce sont les supporters. Comparé à un club en Belgique, dans un club qui joue en Seconde Ligue, il y a moins de supporters, moins de suivi aussi. C’est sûr que là, j’ai vraiment été agréablement surprise d’avoir autant de soutien venant de supporters. A chaque fois qu’on joue à domicile, ou même à l’extérieur, ça fait plaisir de voir qu’on nous suit et qu’on nous encourage. Et ça fait du bien au moral.
Est-ce que tu estimes que ton expérience internationale avec la Belgique t’aide dans ton quotidien de joueuse au LOSC, notamment dans ton adaptation ?
Oui, bien sûr. Jouer avec l’équipe nationale m’a apporté beaucoup, depuis que j’y suis. Premièrement, je fais beaucoup plus attention à mon hygiène de vie. Quand je suis avec l’équipe nationale, on a un suivi vraiment assez pointilleux : on fait attention à ce qu’on mange, au nombre d’heures de sommeil, à la récupération.
Donc ça m’a vraiment aidée à aller plus loin dans l’aspect de footballeuse professionnelle, à faire attention à moi et à mon outil, qui est mon corps. J’ai également pu engranger de l’expérience et apprendre à jouer sous pression. Enfin, j’ai pu développer ma faculté à visualiser le match avant qu’il ait commencé, pour me mettre dans les meilleures conditions quand je suis sur le terrain. Donc je pense que l’équipe nationale m’a vraiment apporté, et j’espère que ça continuera de m’apporter un plus dans ma carrière.

Tu poursuis des études en architecture à côté du football : comment t’organises-tu au quotidien pour rester performante sur les deux plans ?
C’est aussi un travail d’organisation et de collaboration avec le club et l’école. Les deux parties sont assez tolérantes. S’il faut que je sois à l’école par rapport à un certain cours ou une certaine matière, le club va être indulgent et me laisser y aller, et inversement avec l’école. C’est la communication entre les deux parties, et l’organisation. J’essaie d’optimiser mon temps, d’être performante dans les deux domaines. Pour l’instant, ça se passe bien, et j’espère continuer sur cette lancée.