C'est un PSG en grande forme qui se déplace au stade Grimonprez-Jooris : à l'issue des matchs aller, il est le leader invaincu du championnat (14 victoires, 5 nuls). Les Dogues, eux, sont 16e, juste au-dessus de la ligne de flottaison. Autant dire qu'on donne peu cher de la peau des Lillois... Devant 11 438 spectateurs, Dominique Rocheteau ouvre le score pour les Parisiens juste avant la mi-temps. Mais les Lillois résistent bien et égalisent même grâce à Stéphane Plancque à la 71e minute. On semble alors se diriger vers un résultat nul qui quand, à la 86e, l’éclairage du stade lâche : panne de courant ! Et comme la panne excède les 45 minutes, le match est définitivement interrompu. Mais la responsabilité du LOSC n’est pas engagée : en fait, c’est toute la ville de Lille qui est plongée dans le noir. La Ligue décide donc de faire rejouer intégralement le match, c’est-à-dire dès la 1ère minute, alors qu’il n’en restait que 4 à jouer ! Sur le coup, cette décision ne satisfait personne : ni les Lillois, bien entendu, pour qui le score était fort honorable, ni les Parisiens, qui se contentaient aussi de ce résultat.

Le match est donc rejoué le 22 janvier 1986. Il n’y a pas de quoi être plus confiant que deux mois plus tôt. Lille se traîne toujours en fin de classement : 17e, juste devant le barragiste, tandis que Paris est toujours premier et invaincu. Et pourtant. Dans le froid, le vent, sur une pelouse difficile, les Dogues s'imposent 2-0 grâce à un doublé de son ex-Parisien, Bernard Bureau. Les Parisiens patienteront jusqu'en 1993 pour s'imposer pour la première fois à Grimonprez-Jooris !

Pour aller plus loin sur cette anecdote

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Revivez la série "Le jour où"

Episode 1 - Le jour où le toit d'Henri-Jooris s'est effondré
Episode 2 - Le jour où la barre transversalle a cédé