17 matchs sans défaite

180625Beck.jpg« La sélection danoise est invaincue depuis 17 rencontres maintenant, c’est du jamais vu, un record historique pour une équipe du Danemark. Avant de prendre ce but contre l’Australie (1-1), on n’avait même gardé notre cage inviolée depuis 5 matchs. Ça aussi, c’était un record. Tout cela confirme donc que les Danois sont très difficiles à battre. C’est une équipe très disciplinée, qui tourne bien et dont chaque joueur connaît parfaitement son rôle. »
 

Derrière… Ça ne bouge pas

«  La défense est assez solide, notamment l’axe, avec Christensen (Chelsea) et Kjær (Séville), devant Schmeichel (Leicester) aux buts. Les latéraux sont peut-être un cran en dessous, avec l’arrière droit, Dalsgaard, qui évolue en D2 anglaise (Brentford) et le latéral gauche, Larsen (Udinese), qui est en fait un droitier formé en tant que milieu. » 

180625dan.jpg

Au milieu, devant, il y a du talent

« C’est très costaud aussi avec notamment Eriksen (Tottenham) à côté de Delaney, qui vient d’être vendu par le Werder Brême à Dortmund pour 20M€. Quant à l’animation offensive, il faudra se méfier de Jørgensen (Feyenoord) du jeune Dolberg (Ajax), sans oublier Sisto (Celta Vigo) qui est très irrégulier mais qui, s’il est dans un bon jour, peut se montrer déterminant. Poulsen (RB Leipzig) sera suspendu contre les Bleus. Il devrait à mon avis être remplacé par Braithwaite (Bordeaux) ou Cornelius (Atalanta). »
 

Mais le patron ? C’est clair, c’est Kjaer

« Pour moi, le leader de ce groupe est incontestablement Simon Kjaer, qu’on connaît plutôt bien au LOSC. Il est vraiment devenu le grand patron de cette équipe. C’en est même le capitaine. À 29 ans, on peut dire qu’il pratique actuellement le meilleur football de sa vie. Je suis sûr qu’il jouera un rôle très important dans l’équipe danoise pendant cette Coupe du Monde. »

180625kjaer.jpg
 

Le Danois n’a peur de rien. Y compris des Bleus

« Au Danemark, on ne savait pas vraiment à quoi s’attendre avant cette Coupe du Monde. On sait notre équipe capable de réaliser quelque chose. Il y a de la confiance, c’est vrai. Vous savez, le Danois n’a peur de rien, mais il respecte son adversaire. On respecte donc énormément l’Équipe de France. On sait que ce ne sera pas évident contre les Bleus, mais on reste quand même optimistes, on pense que faire un nul est possible, même si en face, ce sera très fort. On peut très bien perdre aussi. Maintenant, chacun sait que même avec une défaite, le Danemark peut se qualifier (à condition que l’Australie ne batte pas le Pérou). Mais on refuse de penser à ce scénario. On ne se focalise que sur notre résultat. Nous pouvons nous qualifier seuls. »
 


Quand les vikings débarquent à Lille…

 

…Ils arrivent par bateau entier ! Et dans ce drakkar en partance, toutes rames dehors, du pays au drapeau rouge surmonté d’une croix blanche, ils étaient onze. Onze vikings danois déboulant en terre lilloise. Avec plus ou moins de succès.

s-l225.jpgErik Kuld Jensen, attaquant (1950-1953)
Kim Vilfort, milieu (1985-1986)
Jakob Friis-Hansen, défenseur (1989-1995)
Henrik Nielsen, attaquant (1990-1992)
Michael Mio-Nielsen, défenseur (1990-1992)
Per Frandsen, milieu (1990-1994)
Henrik Lykke, défenseur (1994-1995)
Frank Pingel, attaquant (1995)
Mikkel Beck, attaquant (2000-2002)
Emil Lyng, attaquant (2008-2011)
Simon Kjaer, défenseur (2013-2015)

L’œil de Mikkel Beck

« Pourquoi autant de Danois sous le maillot du LOSC à travers l’histoire ? Je ne sais pas. Peut-être parce que nous avons certaines valeurs communes avec le club, comme le travail, la combativité, la discipline. Tout ça facilite probablement l’intégration des Danois à Lille. »
 

Pour aller plus loin sur le sujet

180625dbc.jpg