Le 4 février 1997, Marseille reçoit Lille, à moins que Lille ne reçoive Marseille, à Valence, dans la Drôme. À l’origine de cet imbroglio, un contentieux judiciaire entre les deux clubs.

Tout commence le 3 janvier 1997 : le tirage au sort des 32e de finale de la Coupe de France 1996/1997 fait entrer en lice les clubs de Division 1 et désigne OM-LOSC. Les Marseillais ayant été tirés les premiers, le match doit logiquement se jouer à Marseille, au stade Vélodrome. Mais ce dernier est en travaux, en vue de la Coupe du Monde 1998, si bien que les conditions techniques et de sécurité ne sont pas réunies pour accueillir le match. Les dirigeants de l’OM ont alors 48 heures, à partir du tirage au sort, pour proposer un autre terrain à la commission d’organisation de la FFF, qui le validera. Personne n'ayant réagi passé ce délai, la FFF inverse l'ordre du match : ce sera Lille/Marseille ! Le droit sportif, c'est-à-dire celui de l'instance organisatrice (la FFF), semble en faveur des Lillois, mais les Marseillais, via leur président-délégué, Jean-Michel Roussier, amènent l’affaire devant la justice civile... et le tribunal administratif demande que le match se joue en ligue de Méditerranée !

Le président de la fédération, Claude Simonnet, déplore « qu’une juridiction civile prenne le pas sur une juridiction sportive pour un problème uniquement sportif. Les règlements doivent être les mêmes pour tous. Si un club estime qu’ils ne sont pas bons, qu’il ne s’engage pas dans la compétition ». La veille du match, la fédération confirme que le match se jouera à Lille, et les Marseillais déposent un nouveau recours au tribunal administratif, en menaçant qu'ils ne se déplaceront pas.

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Le 18 janvier, c'est dans un Grimonprez-Jooris seulement garni de quelques milliers de spectateurs qu'une seule équipe, le LOSC, se présente sur le terrain ! Les Marseillais ont mis leur menace à exécution, confortés par une nouvelle décision du tribunal administratif de Marseille 1h30 avant le match, qui suspend la décision de la FFF !

Une réunion de médiation à la FFF aboutit finalement au choix de disputer la rencontre sur terrain neutre, à Valence. Et, le 4 février, sur le terrain sportif cette fois, le LOSC remporte le match 1-0 grâce à un but de Franck Renou et à une défense héroïque de Jean-Marie Aubry en fin de match.

Pour aller plus loin sur cette anecdote

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Revivez la série "Le jour où"

Episode 1 - Le jour où le toit d'Henri-Jooris s'est effondré
Episode 2 - Le jour où la barre transversalle a cédé
Episode 3 - Le jour où le courant s'est coupé face au PSG